Archives pour la catégorie 1900-1940

Histoire des écoles (période de 1900 à 1940)

Les manufactures et forges créées à Foëcy, Mehun-sur-Yèvre ou Vierzon vont attirer la main d’œuvre des campagnes et provoquer la désertion du milieu rural. La baisse des effectifs scolaires en est la preuve :

Image10Une Loi de 1901 prévoit l’interdiction des Congrégations enseignantes. Le Conseil municipal du moment, afin d’éviter la fermeture de l’école religieuse (car dans l’impossibilité financière d’avoir pu faire construire une école de filles) va, d’une part instruire un projet d’édification de cette nouvelle école et, en attendant, faire autoriser la nomination d’une institutrice (non religieuse mais tout de même choisie par la Congrégation des sœurs de la Pommeraye) afin d’enseigner aux jeunes filles. Bien entendu, cette autorisation fut assortie, de la part de cet établissement, à la gratuité des cours.

En 1903, Henri ALIGON succède à Denis POUPAT. Ce dernier, laïc convaincu, ne va pas attendre la construction d’une école publique de filles et va instituer cette année– là l’école mixte à Saint Laurent. Mais seules, deux jeunes filles vont la fréquenter : les siennes.

Image11La Loi de 1905 va abolir le Concordat de 1801 et promulgue la séparation de l’Église et de l’État.
Les travaux de construction de la nouvelle école vont bon train et la nouvelle classe accueille les filles à l’automne 1907. C’est à Melle CLAVIER (épouse LEBRET) que reviendra la tâche d’enseigner cette année là.
Melle Berthe PILET va lui succéder de 1913 à 1921, puis Melle Aurélia TURPIN (épouse RONDET), de 1921 à 1929. On notera que, Aurélia TURPIN (qui figure en tant qu’élève sur le cliché ci-dessous), est originaire d’une grande famille de Saint Laurent. C’était en effet la sœur, entre autres, de Fernand et Pierre TURPIN, disparus il n’y a pas si longtemps. L’école des filles sera ensuite dirigée par Melle Solange HERVÉ (de 1929 à 1931) puis par Melle Suzanne JUDEAU (de 1931 à 1934), tandis que l’école des garçons voyait le départ d’Henri ALIGON en 1928 pour une retraite Mehunoise, remplacé, de 1928 à 1934 par Mr THEURIER.

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En 1920, le Conseil municipal ouvre une bibliothèque scolaire qui sera également mise à disposition du public.

Image16Quant à l’école privée, et malgré la nomination de deux enseignantes autres que religieuses, cette dernière, qui, entre autres accueillait des orphelines de la région parisienne, fermera à tout jamais ses portes peu après 1919. On pourra noter que la résidence de la Mère supérieure qui dirigeait cet établissement était située à gauche de l’accès à la place de la Mairie et est la propriété actuelle de la famille BOURGEY. Par souci du détail, ci-contre le tableau des enseignantes qui se sont succédées dans cette école.

En 1910, le Conseil municipal décide de la construction d’un préau, d’un vestiaire, ainsi que d’un garde du corps autour de la place de la Mairie qui servait également de cours de récréation. Ces travaux vont s’achever en 1912. Le préau sera contigu à l’angle nord de la salle de classe et le long du chemin communal de Brissons. Un vestiaire fermé fera également partie intégrante du préau.

Image17Les archives municipales nous apprennent que cette nouvelle construction avait été prévue sur la place de la Mairie. Mais, devant des menaces de procès (notamment sur le non-respect du quorum au moment du vote de la demande de subventions et d’emprunts) formulées par Paul CALON (ancien Maire) et LOISEAU (propriétaire de la maison d’à côté (voir schémas ci-dessous), la municipalité de Lucien LACHAZE a du se résoudre à en modifier l’emplacement en le reportant de manière définitive sur une partie du jardin de l’instituteur et du chemin communal de Brissons.
Cette polémique semble avoir été suscitée par Mr LOISEAU (propriétaire de la maison située de l’autre côté du chemin communal et appartenant aujourd’hui à la famille BERNON) qui voyait par l’édification de cette construction, un obstacle visuel avec le bas du village.

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Dans sa séance extraordinaire du 14 décembre 1924, le Conseil Municipal, sous la Présidence de son Maire, Mr Louis SURUN, prend connaissance d’un courrier préfectoral relatif à la suppression de l’une des 2 classes et de transformer l’autre en classe mixte, l’effectif total étant de moins de 30 élèves. « Conseil, après en avoir délibéré, constate que, le 13 décembre, il y avait à l’école de garçons, 20 présents et, à l’école des filles, 14 présentes et que 2 filles d’âge scolaire ne sont pas encore rentrées, de sorte que l’effectif total dépasse le minimum fixé par la circulaire ministérielle. Toutefois, si dans la suite, cet effectif venant à baisser, il y a lieu de supprimer l’une des 2 écoles, le Conseil est d’avis que l’école mixte soit dirigée par un instituteur vu qu’il y a plus de garçons d’abord et ensuite qu’un instituteur peut rendre plus de services à la commune qu’une institutrice ».

Image19Dans se session du 30 décembre 1928, « Maire, Aristide RONDET donne connaissance au Conseil de la décision de Mr l’Inspecteur d’Académie de ne pas pourvoir le poste d’instituteur et de laisser à l’institutrice de l’école des filles la charge des élèves des deux sexes. Considérant que les locaux scolaires actuels ne se prêtent pas du tout à la coéducation des 2 sexes ; que l’exiguïté de la cour d’école de séparer garçons et filles pendant les récréations et qu’ils seront obligés d’utiliser les water-closets communs, condition tout à fait contraire à la morale et au bon sens, le Conseil décide de donner un avis défavorable à cette décision ».
L’école mixte sera instaurée en 1934 avec Melle BORDIER en qualité d’enseignante avec un effectif de 18 garçons et 19 filles. L’année 1935/36 verra Melle Nelly ROCHE enseigner à St Laurent. Avant l’arrivée de Mme MATTHIEU.

Image20La loi du 9 février 1936 prolonge l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans.
Face à une classe surchargée, le Conseil municipal demande le rétablissement d’un poste supplémentaire d’instituteur, par des délibérations prises en 1937, puis 1942,
1938 sera l’année de l’arrivée de l’électricité à l’école.

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