Archives pour la catégorie Regroupement Pédagogique

La vie des écoles

Règlement des écoles

REGROUPEMENT Pédagogique
Saint-laurent / Vouzeron

École de St-Laurent École de Vouzeron
REGLEMENT INTERIEUR
Titre 1 – ADMISSION ET INSCRIPTION

1.1. Admission à l’école

1.1.1. classe maternelle

Les enfants dont l’état de santé et de maturation physiologique constaté par le médecin de famille est compatible avec la vie collective en milieu scolaire peuvent être admis en classe maternelle. Cette admission est prononcée, dans la limite des places disponibles, au profit des enfants âgés de deux ans au jour de la rentrée scolaire.
Aucune discrimination ne peut être faite pour l’admission dans la classe maternelle d’enfants étrangers, conformément aux principes généraux du droit, l’inscription des enfants s’effectuant selon les modalités prévues par circulaire n° 84.246 du 16 juillet 1984 publiée au Bulletin Officiel n° 30 du 26 juillet 1984.

1.1.2. classes élémentaires

Doivent être présentés à l’école élémentaire, à la rentrée scolaire, les enfants ayant 6 ans révolus au 31 décembre de l’année en cours.

1.1.3. inscription des élèves

De la maternelle au C.P. inclus (école de Vouzeron)
L’inscription est enregistrée par la directrice de l’école de Vouzeron, sur présentation d’une fiche d’état civil ou du livret de famille, d’un certificat du médecin de famille ou d’un document attestant que l’enfant a subi les vaccinations ainsi que du certificat d’inscription délivré par le maire de la commune de Vouzeron.

Du CE1 au CM2 (école de St-Laurent)
L’inscription des élèves issus du C.P. de l’école de Vouzeron est automatiquement enregistrée par le directeur de l’école de St-Laurent. L’inscription des élèves issus d’une école autre que celle de Vouzeron est enregistrée par le directeur de l’école de St.-Laurent, sur présentation d’une fiche d’état civil ou du livret de famille, d’un document attestant que l’enfant a subi les vaccinations obligatoires pour son âge ou justifie d’une contre-indication, du certificat d’inscription délivré par le maire de la commune de St.-Laurent.
Aucune discrimination ne peut être faite pour l’admission dans la classe maternelle et dans les classes élémentaires d’enfants étrangers, les inscriptions s’effectuant selon les modalités prévues par la circulaire n° 84.246 du 16 juillet 1984

1.1.4. dispositions communes

Les modalités d’inscription définies ci-dessus ne sont applicables que lors de la première inscription dans l’école concernée.
Lors de la première admission à l’école, les parents ou la personne à qui est confié l’enfant doivent également présenter la déclaration relative à l’autorisation de communication de leur adresse personnelle aux associations de parents d’élèves.
En cas de changement d’école, un certificat de radiation émanant de l’école d’origine doit être présenté. En outre le livret scolaire est remis aux parents sauf si ceux-ci préfèrent laisser le soin à la directrice ou au directeur d’école de transmettre directement ce document à son collègue.
La directrice et le directeur des écoles de Vouzeron et St-Laurent sont responsables de la tenue des registres des élèves inscrits. Ils veillent à l’exactitude et à l’actualisation des renseignements qui figurent sur ce document.

Titre 2 – FRéQUENTATION ET OBLIGATION SCOLAIRES

2.1. Classe maternelle

L’inscription en classe maternelle implique l’engagement, pour la famille, d’une bonne fréquentation souhaitable pour le développement de la personnalité de l’enfant et le préparant ainsi à recevoir la formation donnée par l’école élémentaire. A défaut d’une fréquentation régulière, l’enfant pourra être rayé de la liste des inscrits et rendu à sa famille par la directrice de l’école qui aura, préalablement à sa décision, réuni l’équipe éducative du regroupement pédagogique.

2.2. école élémentaire

2.2.1.

La fréquentation régulière de l’école élémentaire est obligatoire, conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur

2.2.2. Absences

Les absences sont consignées, chaque demi-journée, dans un registre spécial tenu par le maître.
Toute absence est immédiatement signalée aux parents de l’élève, ou à la personne à qui il est confié, qui doivent dans les quarante-huit heures en faire connaître les motifs avec production, le cas échéant, d’un certificat médical.
A la fin de chaque mois, la directrice et le directeur signalent à l’Inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, les élèves dont l’assiduité est irrégulière, c’est-à-dire ayant manqué la classe sans motif légitime ni excuses valables au moins quatre demi-journées dans le mois.
Toutefois, des autorisations d’absence peuvent être accordées par le directeur et la directrice, à la demande écrite des familles, pour répondre à des obligations de caractère exceptionnel.

2.3. Dispositions communes : horaires et aménagement du temps scolaire

2.3.1. Les heures d’entrée et de sortie des écoles sont fixées comme suit :

école de Vouzeron : 9h – 12h 13h15 -16h15
école de St-Laurent : 9h – 12h 13h25 – 16h25

La durée hebdomadaire de la scolarité à l’école maternelle et à l’école élémentaire est fixée par l’article premier de l’arrêté du 1er août 1990 à 26 heures.

2.3.2. Pouvoirs des maires

En application de l’article 27 de la loi n° 83.663 du 22 juillet 1983 et dans les conditions fixées par la circulaire du 13 novembre 1985, les maires de St.-Laurent et de Vouzeron peuvent modifier les heures d’entrée et de sortie fixées par l’Inspecteur d’Académie pour prendre en compte des circonstances locales.
Cette décision ne peut avoir pour effet de modifier la durée de la semaine scolaire ni l’équilibre des rythmes scolaires des élèves.

Titre 3 – VIE SCOLAIRE

3.1. Dispositions générales

La vie des élèves et l’action des enseignants sont organisées de manière à permettre d’atteindre les objectifs fixés à l’article premier du décret n° 90 788 du 6 septembre 1990.
Les enseignants et toute personne intervenant dans le R.P.I., s’interdisent tout comportement, geste ou parole qui traduirait indifférence ou mépris à l’égard de l’élève ou de sa famille, ou qui serait susceptible de blesser la sensibilité des enfants.
De même les élèves, comme leurs familles, doivent s’interdire tout comportement, geste ou parole qui porterait atteinte à la fonction ou à la personne des maîtres du regroupement comme de toute personne intervenant dans le R.P.I. et au respect dû à leurs camarades ou aux familles de ceux-ci.
La laïcité, principe constitutionnel de la République, est un des fondements de L’ÉCOLE publique. Sa mission est d’accepter tous les élèves quelles que soient leurs origines, leurs convictions religieuses ou philosophiques. Il lui appartient d’éduquer chaque enfant à ce principe.
Le port par les élèves de signes discrets, manifestant leur attachement personnel à des convictions notamment religieuses, est admis dans l’établissement. Mais les signes ostentatoires, qui constituent en eux-mêmes des éléments de prosélytisme ou de discrimination, sont interdits. Sont interdits aussi les attitudes provocatrices, les manquements aux obligations d’assiduité et de sécurité, les comportements susceptibles de constituer des pressions sur d’autres élèves, de perturber le déroulement des activités d’enseignement ou de troubler l’ordre dans l’établissement.

3.2. Récompenses et sanctions

3.2.1. classe maternelle
L’école joue un rôle primordial dans la socialisation de l’enfant : tout est mis en oeuvre pour que son épanouissement y soit favorisé. C’est pourquoi aucune sanction ne peut être infligée. Un enfant momentanément difficile pourra, cependant, être isolé pendant le temps, très court, nécessaire à lui faire retrouver un comportement compatible avec la vie du groupe. Il ne pourra à aucun moment être laissé sans surveillance.
Toutefois, quand le comportement d’un enfant perturbe gravement et de façon durable le fonctionnement de la classe et traduit une évidente inadaptation au milieu scolaire, la situation de cet enfant doit être soumise à l’examen de l’équipe éducative du regroupement pédagogique, à laquelle participeront le médecin chargé du contrôle médical scolaire et/ou d’un membre du réseau d’aides spécialisées.
Une décision de retrait provisoire de l’école peut être prise par la directrice, après un entretien avec les parents et en accord avec l’Inspecteur de l’éducation nationale. Dans ce cas, des contacts fréquents doivent être maintenus entre les parents et l’équipe pédagogique de façon à permettre dans les meilleurs délais sa réinsertion dans le milieu scolaire.

3.2.2. école élémentaire
Le maître ou l’équipe pédagogique du R.P.I. doit obtenir de chaque élève un travail à la mesure de ses capacités. En cas de difficultés, après s’être interrogé sur ses causes, le maître ou l’équipe pédagogique du R.P.I. décidera des mesures appropriées, notamment le signalement au Réseau d’aides spécialisées-

Tout châtiment corporel est strictement interdit.

Un élève ne peut être privé de la totalité de la récréation à titre de punition.

Les manquements au règlement intérieur de l’école, et, en particulier, toute atteinte à l’intégrité physique ou morale des autres élèves ou des maîtres peuvent donner lieu à des réprimandes qui sont, le cas échéant, portées à la connaissance des familles.
Il est permis d’isoler de ses camarades, momentanément et sous surveillance, un enfant difficile ou dont le comportement peut être dangereux pour lui-même ou pour les autres ;
Dans le cas de difficultés particulièrement graves affectant le comportement de l’élève dans son milieu scolaire, sa situation doit être soumise à l’examen de l’équipe éducative, prévue à l’article 21 du décret n° 90788 du 6 septembre 1990. Le médecin chargé du contrôle médical scolaire et/ou un membre du réseau d’aides spécialisées devront obligatoirement participer à cette réunion.
S’il apparaît, après une période probatoire d’un mois, qu’aucune amélioration n’a pu être apportée au comportement de l’enfant, une décision de changement d’école pourra être prise par l’Inspecteur de l’éducation Nationale, sur proposition du directeur et après avis du conseil d’école. La famille doit être consultée sur le choix de la nouvelle école. Elle peut faire appel de la décision de transfert devant l’Inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale.

Titre 4 – USAGE DES LOCAUX – HYGIèNE ET SÉCURITÉ

4.1. Utilisation des locaux – responsabilité

L’ensemble des locaux scolaires de l’école de Vouzeron et de l’école de St-Laurent sont confiés respectivement à la directrice et au directeur, responsables de la sécurité des personnes et des biens, sauf lorsqu’il est fait application des dispositions de l’article 25 de la loi n° 83.663 du 22 juillet 1983 qui permet aux maires d’utiliser, sous leur responsabilité, après avis du conseil d’école, les locaux scolaires pendant les heures ou périodes au cours desquelles ils ne sont pas utilisés pour les besoins de la formation initiale et continue.
La maintenance de l’équipement des locaux scolaires, du matériel d’enseignement et des archives scolaires est placée sous la responsabilité de la directrice de l’école de Vouzeron et du directeur de l’école de St-Laurent.
Dans chacune des deux écoles, à la date de son installation, le directeur dresse, en présence du maire ou de son délégué, l’état des lieux et procède à l’inventaire dont les résultats sont consignés au registre d’inventaire de l’école et signés des deux parties.
A son départ du poste, il établit, dans les mêmes conditions, un état des lieux et un nouvel inventaire.

4.2. Hygiène

Dans les deux écoles, le nettoyage des locaux est quotidien et l’aération suffisante pour les maintenir en état de salubrité. Les enfants sont, en outre, encouragés par leur maître à la pratique quotidienne de l’ordre et de l’hygiène. .
Dans la classe maternelle, la personne spécialisée de statut communal est notamment chargée de l’assistance au personnel enseignant pour les soins corporels à donner aux enfants.

4.3. Sécurité

Des exercices de sécurité ont lieu suivant la législation en vigueur.
Les comptes-rendus des visites de la commission de sécurité sont communiqués au conseil d’école : la directrice et le directeur peuvent, de leur propre chef ou sur proposition du conseil d’école, saisir la commission locale de sécurité.

4.4. Dispositions particulières

La présence et l’utilisation des découpeurs à lames (cutters) sont interdites à l’école.
Seules peuvent être organisées par l’école les collectes organisées au niveau national par le Ministre chargé de l’éducation. Les souscriptions ou tombolas peuvent être autorisées par l’Inspecteur de l’éducation nationale sur proposition de la directrice ou du directeur et après avis du conseil d’école.
La pratique des cultes est interdite à l’intérieur des locaux scolaires.

Titre 5 – SURVEILLANCE

5.1. dispositions générales

La surveillance des élèves, durant les heures d’activité scolaire, doit être continue et leur sécurité doit être constamment assurée, en tenant compte de l’état et de la distribution des locaux et du matériel scolaire et de la nature des activités proposées.

5.2. Modalités particulières de surveillance

L’accueil des élèves est assuré dix minutes avant l’entrée en classe.
Le service de surveillance, à l’accueil et à la sortie des classes, ainsi que pendant les récréations, est réparti entre les maîtres en conseil des maîtres.

5.3. Accueil et remise des élèves aux familles

5.3.1. dispositions communes à la classe maternelle et à l’école élémentaire
Les enfants sont remis à leur famille, à l’issue des classes du matin et de l’après-midi, ou au service de garde, de cantine ou de transport. Les enfants ne pourront être repris par une personne qui n’a pas été nommément désignée par les parents, par écrit et présentée par eux à la directrice ou le directeur.

5.3.2. dispositions particulières à la classe maternelle
L’exclusion temporaire d’un enfant, pour une période ne dépassant pas une semaine, peut être prononcée par la directrice, après avis du conseil d’école, en cas de négligence répétée ou de mauvaise volonté évidente des parents pour reprendre leur enfant à la sortie de chaque classe, aux heures fixées par le règlement intérieur

5.4. Participation de personnes étrangères à l’enseignement

5.4.1. rôle du maître
Certaines formes d’organisation pédagogique nécessitent la répartition des élèves en plusieurs groupes rendant impossible une surveillance unique. Dans ces conditions, le maître, tout en prenant en charge l’un des groupes et en assurant la coordination de l’ensemble du dispositif se trouve déchargé de la surveillance des groupes confiés à des intervenants extérieurs (animateurs, moniteurs d’activités physiques et sportives, parents d’élèves, etc.), sous réserve que :
– le maître, par sa présence et son action, assume de façon permanente la responsabilité pédagogique de l’organisation et de la mise en oeuvre des activités scolaires,
– le maître sache constamment où sont tous ses élèves,
– les intervenants extérieurs aient été régulièrement autorisés ou agréés conformément aux dispositions des paragraphes 5.4.2. et 5.4 4. ci-dessous,
– les intervenants extérieurs soient placés sous l’autorité du maître.

5.4.2. parents d’élèves
En cas de nécessité et pour l’encadrement des élèves au cours d’ activités scolaires se déroulant à l’extérieur de l’école pendant le temps scolaire, la directrice ou le directeur peut accepter ou solliciter la participation de parents volontaires agissant à titre bénévole.
La directrice ou le directeur peut également, sur proposition du conseil des maîtres du regroupement pédagogique, autoriser des parents d’élèves à apporter au maître une participation à l’action éducative. Il sera précisé à chaque fois le nom du parent, l’objet, la date, la durée et le lieu de l’intervention sollicitée.

5.4.3. personnel communal
Le personnel spécialisé de statut communal accompagne au cours des activités extérieures les élèves de la classe maternelle le ou un groupe de ces élèves désigné par la directrice.

5.4.4. autres participants
L’intervention de personnes apportant une contribution à l’éducation dans le cadre des activités obligatoires d’enseignement est soumise à l’autorisation de la directrice ou du directeur d’école, après avis du conseil des maîtres. Cette autorisation ne peut excéder la durée de l’année scolaire.
L’Inspecteur de l’éducation nationale doit être informé en temps utile de ces décisions. Pour que des personnes appartenant à une association puissent être autorisées par la directrice ou le directeur à intervenir régulièrement pendant le temps scolaire, cette association doit avoir été préalablement habilitée par le recteur conformément aux .dispositions du décret n° 90.260 du 13 juillet 1990.
Il est rappelé, par ailleurs, que l’agrément d’intervenants extérieurs n’appartenant pas à une association habilitée demeure de la compétence de l’inspecteur d’Académie, après avis de l’Inspecteur de l’éducation nationale, dans les domaines visés par la note de service n° 87.273 du 23 novembre 1987 : activités physiques et sportives (natation, activités physiques de pleine nature, E.P.S.), l’éducation musicale et l’enseignement du code de la route.

Titre 6 – CONCERTATION ENTRE LES FAMILLES ET LES ENSEIGNANTS

Le conseil d’école exerce les fonctions prévues par le décret n° 90.788 du 6 septembre 1990.
Le conseil des maîtres du regroupement pédagogique peut prévoir les modalités d’informations des familles ou l’organisation de visites des établissements de Vouzeron et St-Laurent.
Au cours du premier trimestre de l’année scolaire, chaque enseignant réunit les parents de sa classe. La directrice et le directeur peuvent réunir les parents de leur école respective ou d’une seule classe de leur école respective, à chaque rentrée et chaque fois qu’ils le jugent utile.

Titre 7 – DISPOSITIONS FINALES

Le règlement intérieur du regroupement pédagogique Saint-Laurent /Vouzeron est établi par le conseil d’école, compte tenu des dispositions du règlement départemental. Il est approuvé ou modifié chaque année lors de la première réunion du conseil d’école. Un exemplaire pourra être consulté par les parents qui le souhaitent.

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Histoire des écoles (période de 1970 à nos jours…)

La situation va s’arranger et la stabilité va s’installer dès la rentrée 1971 avec l’arrivée d’un instituteur tout frais émoulu de l’École Normale de Bourges : Robert LEGOUX. Mais le mal est fait et la faiblesse des effectifs font craindre la disparition de la classe unique à Saint Laurent. De nouveaux habitants, attirés par le calme et la fraîcheur de la commune, vont heureusement permettre le repeuplement de l’école (il ne faut pas oublier que l’année 1975, avec 13 élèves, a vu la population Laurentaise la plus basse de son histoire avec 210 habitants seulement). L’arrivée en 1977 d’une nouvelle municipalité conduite par un tout jeune Maire, Jean-Louis Rivier, et son Conseil Municipal, vont proposer une politique favorisant l’urbanisme et contribuer ainsi à faire infléchir la courbe descendante de la démographie. Une zone pavillonnaire verra le jour à la Ruesse et quelques permis de construire pourront être obtenus ça et là parce que la Municipalité n’est pas encore dotée d’un document d’urbanisme. La population va ainsi passer à 253 habitants en 1982, puis 354 en 1990.

Image35Les nouveaux habitants vont faire gonfler les effectifs à 28 élèves en 1983 avec de nombreux bambins de 4 ans. Il y avait tout lieu de se féliciter car l’école était sauvée mais il était difficile pour Robert LEGOUX de diriger une classe à 6 niveaux avec autant d’élèves. La Municipalité lui avait octroyé, à la fin du premier trimestre de 1982, un poste d’ assistante maternelle en la personne de Martine, son épouse. Malgré tout, les difficultés liées à l’abondance des effectifs et des niveaux demeuraient.

VERS LE REGROUPEMENT PÉDAGOGIQUE SCOLAIRE
A VOUZERON, les infrastructures scolaires étaient plus importantes : outre les deux classes (l’une dirigée par Gilles VINCENT avec les cours CE2-CM1 et CM2 ; l’autre, dirigée par Katia JEANNIN qui enseignait aux maternelles moyenne et grande sections ainsi qu’aux CP et CE1), existaient un ramassage scolaire et une cantine. De même qu’à SAINT LAURENT, la plénitude des effectifs atteignait un seuil critique et de nombreux enfants étaient placés sur une liste d’attente en attendant leur scolarisation.

Image36Devant cette situation, les instituteurs des deux communes se rencontrèrent à plusieurs reprises et, après avoir réalisé une projection des futurs effectifs scolaires sur plusieurs années, tombèrent d’accord sur la nécessité de créer un Regroupement Pédagogique scolaire, garant d’une qualité et d’une amélioration certaines de l’enseignement.
Ils firent alors part de leurs inquiétudes et de leur projet aux parents d’élèves ainsi qu’aux deux municipalités.

Image37CREATION DE L’A.P.E.S.L.V.
Auparavant existait à SAINT LARENT, l’ASSOCIATION CULTURELLE DE PARENTS D’ELEVES, tandis qu’à VOUZERON, seule, la Coopérative scolaire animait quelques activités et réunions de parents.
Au cour de l’année 1983, les enseignants ont convaincu les parents d’élèves des deux communes de la nécessité de réunir les 2 écoles afin d’en obtenir tous les avantages pédagogiques. Très rapidement, ces derniers se rallièrent à ces objectifs et créèrent l’ASSOCIATION DE PARENTS D’ELEVES ST LAURENT-VOUZERON (A.P.E.S.L.V.) à la rentrée scolaire 1983/1984.
Bien que l’Instance officielle n’était pas encore formée, la toute nouvelle association proposa des animations communes : rifles et classe verte à la Couturanderie.

CREATION DU SIVOS
Dans le même temps, des contacts étaient pris avec les Maires de St Laurent (Thérèse ALLOITEAU) et de Vouzeron (Jean-Marie JOUANNET) pour parvenir, le 6 janvier 1984 à la création du Syndicat Intercommunal à Vocation Scolaire : le SIVOS. L’entente intercommunale sur le plan scolaire était conclue et allait devenir effective à la rentrée des classes de SEPTEMBRE 1984 et l’enseignement allait se répartir sur 3 classes à 3 niveaux d’enseignement, comme suit :
Vouzeron : classe de Katia JEANNIN (maternelle petite, moyenne et grandes sections)
Classe de Gilles VINCENT (CP – CE1)
St Laurent : classe de Robert LEGOUX (CE2 – CM1 et CM2)
Les avantages pour les enfants ainsi que pour les parents étaient considérables :
– Transport scolaire à domicile gratuit
– Restauration à la cantine municipale de Vouzeron pour un prix modique
– Apprentissage de l’eau et de la natation à la piscine du CAME de Neuvy

Image38– Accès à la maternelle pour tous, dès l’âge de 3 ans par la création d’une classe dotée de tous les aménagements pédagogiques et nécessaires à l’école de Vouzeron
– Et surtout le bénéfice d’une meilleure qualité de l’enseignement due en particulier à la diminution des niveaux par classe
Par la suite, les réalisations municipales suivantes allaient encore améliorer le confort de l’enseignement :
Septembre 1985 : construction d’une salle d’activités à St Laurent (bibliothèque, salle d’études et sanitaires)
Septembre 1987 : agrandissement de la salle de restauration à Vouzeron

Image39Septembre 1988 : ouverture d’une 4ème classe à St Laurent avec, en outre des sanitaires (Coût des travaux : 230 000 F subventionnés à 50% par le Conseil Général). Cette création, due à une forte augmentation des effectifs (plus de 90 élèves), allait permettre ainsi un enseignement à 2 niveaux pour chaque classe.
Vouzeron : maternelle petite et moyenne section (Mme Katia JEANNIN)
Maternelle grande section + CP (Mr Gilles VINCENT)
St Laurent : CE1 + CE2 (Mme Catherine BENETREAU-DUPIN en qualité de Directrice)
CM1 + CM2 (Mr Robert LEGOUX)
Septembre 1992 : création de sanitaires à la cantine de Vouzeron. Suite au départ de Mr Gilles VINCENT, Mme Katia JEANNIN a pris en charge l’éducation des CP et Mme Marielle MITRIOT, celle des maternelles, tandis qu’à St Laurent, Mme Dominique DUNEAU a remplacé Mme DUPIN (cours CE)
Septembre 1993 : agrandissement et modernisation de la cuisine de la cantine à Vouzeron et aménagement d’une salle de restauration dans la salle communale de St Laurent.
A Vouzeron, Mme Marielle MITRIOT a été remplacée par Mme Murielle GAUTIER à la direction des classes maternelles tandis que Mme Chantal DUMAS prenait la place de Mme DUNEAU à la tête des cours élémentaires à Saint Laurent.

Image40ACTIVITÉS EXTRA SCOLAIRES
Le 5 janvier 1987, les élèves de la classe de Robert LEGOUX sont partis en classe de neige à Pont– du-Fossé (05). Ce séjour à été financé à 1/3 par les communes, 1/3 par l’APESLV et 1/3 par le Conseil Général et les Parents. Deux séjours de ce type ont eu lieu avant d’être remplacés par des classes découvertes se déroulant sur le même site et à la fin du mois de mai.
Mme Chantal DUMAS, quant à elle organisait des séjours classes vertes à Veaugues (18) qui proposait, entre autre, des travaux sur la nature, l’eau, les animaux, un atelier de poterie, découverte des bords de Loire, des chauve-souris, des initiations au VTT ainsi qu’à la spéléologie.

BAISSE DES EFFECTIFS
La seconde moitié de la décennie 90 a fait apparaître un déclin de la population scolaire du principalement au vieillissement de la population ainsi qu’à la scolarisation de plus de 20 élèves dans d’autres établissements scolaires. Cet exode était du à la difficulté des parents travailleurs à trouver localement des assistantes maternelles ou nourrices agréées.

LA GARDERIE PERISCOLAIRE
22 avril 1996 : afin d’empêcher la fermeture probable d’une classe (l’effectif du SIVOS atteignait 70 élèves), il a été décidé de la création, dans la classe maternelle, d’une garderie périscolaire à Vouzeron Une animatrice : Mme Dominique GODARD a été embauchée pour la circonstance.
Dans le même temps, la Municipalité de Vouzeron, qui avait favorisé l’érection de pavillons locatifs dans son lotissement du Champ Luseau, a permis également d’enrayer le phénomène.
En 2002, l’augmentation constante des effectifs (jusqu’à 19 enfants) de cette structure contraignent le SIVOS à engager une animatrice stagiaire (Melle Aurélie DEZELU).
2004 devrait voir la garderie déménager dans l’ancienne salle paroissiale réhabilitée par la commune de Vouzeron. Le fonctionnement en sera assuré par le SIVOS. Ainsi une structure indépendante du milieu scolaire habituel verra le jour pour le plus grand bien de tous.

La rentrée scolaire 2003-2004 a vu l’arrivée de 2 nouvelles enseignantes :
– Melle Marion TAIANA à la direction de la classe des CP à Vouzeron, en remplacement de Mme JEANNIN qui a fait valoir ses droits à la retraite.
– Mme Isabelle LE BUHAN pour les cours élémentaires, à St Laurent, en remplacement de Mme BITAUD-DUMAS qui a obtenu sa mutation à l’école de Mehun-sur-Yèvre.

L’ASSOCIATION DE PARENTS D’ÉLÈVES ST LAURENT-VOUZERON (APESLV)
Évoquée précédemment, la venue de cette association dynamique a su, dès le départ, faire le lien entre l’école et les élus. Elle a proposé de nombreuses activités récréatives, notamment des kermesses de fin d’année, les arbres de Noêl, des rifles, des cafés-théâtre en 1988 et 1989. Ces activités lui permettent de cofinancer les séjours et les sorties extra-scolaires.

Image42© 2004 Denys GODARD

Histoire des écoles (période de 1940 à 1970)

En 1942, les 2 classes fonctionnent à nouveau : Mme THOUIN dirige l’école de filles (du bas) et Melle RAQUIN, celle des garçons (du haut). Ces 2 classes étaient mixtes.
En novembre 1943, Melle RAQUIN, indique que les manœuvres allemandes empêchent les enfants de se rendre à l’école.
En 1944, Melle Simone NERRAND remplace Melle RAQUIN et dirige l’école de garçons (CP, CE1 et CE2) tandis que Mme THOUIN instruit les CM1, CM2 et FE. En 1945, Mr Robert HABAULT (prisonnier de guerre), remplace Mme THOUIN, pour une année car la classe va fermer. Mme NERRAND va diriger désormais l’école de filles, et l’école des garçons deviendra une salle des fêtes.

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Durant les décennies 50/60, la classe unique de l’école de Saint Laurent verra les enseignant(e)s suivantes se succéder :
• Melle GAUDY
• Melle COUTANT
• Melle BESSE
• Mr André LÉGER
• Melle Anne-Marie FOULON (septembre 63/juillet 66)
• Mr Étienne DELATTRE (septembre 66/juillet 69)
• Mr Jacques RIFFAULT (année 69/70)
• Melle Mireille MÉRIGNAT (année 70/71)
Pour les parents, cette situation nuit à un suivi optimum de l’enseignement et beaucoup d’enfants seront scolarisés à Vouzeron ou à Vignoux-sur-Barangeon.

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La valse des enseignants va se succéder durant les décennies 50-60 et certaines années scolaires en verront parfois plusieurs. Pour les parents, cette situation nuit à un suivi optimum de l’enseignement et beaucoup d’enfants seront scolarisés à Vouzeron ou à Vignoux-sur-Barangeon.

Histoire des écoles (période de 1900 à 1940)

Les manufactures et forges créées à Foëcy, Mehun-sur-Yèvre ou Vierzon vont attirer la main d’œuvre des campagnes et provoquer la désertion du milieu rural. La baisse des effectifs scolaires en est la preuve :

Image10Une Loi de 1901 prévoit l’interdiction des Congrégations enseignantes. Le Conseil municipal du moment, afin d’éviter la fermeture de l’école religieuse (car dans l’impossibilité financière d’avoir pu faire construire une école de filles) va, d’une part instruire un projet d’édification de cette nouvelle école et, en attendant, faire autoriser la nomination d’une institutrice (non religieuse mais tout de même choisie par la Congrégation des sœurs de la Pommeraye) afin d’enseigner aux jeunes filles. Bien entendu, cette autorisation fut assortie, de la part de cet établissement, à la gratuité des cours.

En 1903, Henri ALIGON succède à Denis POUPAT. Ce dernier, laïc convaincu, ne va pas attendre la construction d’une école publique de filles et va instituer cette année– là l’école mixte à Saint Laurent. Mais seules, deux jeunes filles vont la fréquenter : les siennes.

Image11La Loi de 1905 va abolir le Concordat de 1801 et promulgue la séparation de l’Église et de l’État.
Les travaux de construction de la nouvelle école vont bon train et la nouvelle classe accueille les filles à l’automne 1907. C’est à Melle CLAVIER (épouse LEBRET) que reviendra la tâche d’enseigner cette année là.
Melle Berthe PILET va lui succéder de 1913 à 1921, puis Melle Aurélia TURPIN (épouse RONDET), de 1921 à 1929. On notera que, Aurélia TURPIN (qui figure en tant qu’élève sur le cliché ci-dessous), est originaire d’une grande famille de Saint Laurent. C’était en effet la sœur, entre autres, de Fernand et Pierre TURPIN, disparus il n’y a pas si longtemps. L’école des filles sera ensuite dirigée par Melle Solange HERVÉ (de 1929 à 1931) puis par Melle Suzanne JUDEAU (de 1931 à 1934), tandis que l’école des garçons voyait le départ d’Henri ALIGON en 1928 pour une retraite Mehunoise, remplacé, de 1928 à 1934 par Mr THEURIER.

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En 1920, le Conseil municipal ouvre une bibliothèque scolaire qui sera également mise à disposition du public.

Image16Quant à l’école privée, et malgré la nomination de deux enseignantes autres que religieuses, cette dernière, qui, entre autres accueillait des orphelines de la région parisienne, fermera à tout jamais ses portes peu après 1919. On pourra noter que la résidence de la Mère supérieure qui dirigeait cet établissement était située à gauche de l’accès à la place de la Mairie et est la propriété actuelle de la famille BOURGEY. Par souci du détail, ci-contre le tableau des enseignantes qui se sont succédées dans cette école.

En 1910, le Conseil municipal décide de la construction d’un préau, d’un vestiaire, ainsi que d’un garde du corps autour de la place de la Mairie qui servait également de cours de récréation. Ces travaux vont s’achever en 1912. Le préau sera contigu à l’angle nord de la salle de classe et le long du chemin communal de Brissons. Un vestiaire fermé fera également partie intégrante du préau.

Image17Les archives municipales nous apprennent que cette nouvelle construction avait été prévue sur la place de la Mairie. Mais, devant des menaces de procès (notamment sur le non-respect du quorum au moment du vote de la demande de subventions et d’emprunts) formulées par Paul CALON (ancien Maire) et LOISEAU (propriétaire de la maison d’à côté (voir schémas ci-dessous), la municipalité de Lucien LACHAZE a du se résoudre à en modifier l’emplacement en le reportant de manière définitive sur une partie du jardin de l’instituteur et du chemin communal de Brissons.
Cette polémique semble avoir été suscitée par Mr LOISEAU (propriétaire de la maison située de l’autre côté du chemin communal et appartenant aujourd’hui à la famille BERNON) qui voyait par l’édification de cette construction, un obstacle visuel avec le bas du village.

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Dans sa séance extraordinaire du 14 décembre 1924, le Conseil Municipal, sous la Présidence de son Maire, Mr Louis SURUN, prend connaissance d’un courrier préfectoral relatif à la suppression de l’une des 2 classes et de transformer l’autre en classe mixte, l’effectif total étant de moins de 30 élèves. « Conseil, après en avoir délibéré, constate que, le 13 décembre, il y avait à l’école de garçons, 20 présents et, à l’école des filles, 14 présentes et que 2 filles d’âge scolaire ne sont pas encore rentrées, de sorte que l’effectif total dépasse le minimum fixé par la circulaire ministérielle. Toutefois, si dans la suite, cet effectif venant à baisser, il y a lieu de supprimer l’une des 2 écoles, le Conseil est d’avis que l’école mixte soit dirigée par un instituteur vu qu’il y a plus de garçons d’abord et ensuite qu’un instituteur peut rendre plus de services à la commune qu’une institutrice ».

Image19Dans se session du 30 décembre 1928, « Maire, Aristide RONDET donne connaissance au Conseil de la décision de Mr l’Inspecteur d’Académie de ne pas pourvoir le poste d’instituteur et de laisser à l’institutrice de l’école des filles la charge des élèves des deux sexes. Considérant que les locaux scolaires actuels ne se prêtent pas du tout à la coéducation des 2 sexes ; que l’exiguïté de la cour d’école de séparer garçons et filles pendant les récréations et qu’ils seront obligés d’utiliser les water-closets communs, condition tout à fait contraire à la morale et au bon sens, le Conseil décide de donner un avis défavorable à cette décision ».
L’école mixte sera instaurée en 1934 avec Melle BORDIER en qualité d’enseignante avec un effectif de 18 garçons et 19 filles. L’année 1935/36 verra Melle Nelly ROCHE enseigner à St Laurent. Avant l’arrivée de Mme MATTHIEU.

Image20La loi du 9 février 1936 prolonge l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans.
Face à une classe surchargée, le Conseil municipal demande le rétablissement d’un poste supplémentaire d’instituteur, par des délibérations prises en 1937, puis 1942,
1938 sera l’année de l’arrivée de l’électricité à l’école.

Histoire des écoles (période de 1834 à 1900)

histoirecolUN PEU D’HISTOIRE :
Si Charlemagne était polyglotte, il était néanmoins analphabète. Il a tout de même posé les principes de l’éducation scolaire. Cette dernière était enseignée par des prêtres et l’instruction était à la fois politique, intellectuelle et religieuse.

Il faudra attendre la révolution française et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, en juin 1793 (L’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens) pour voir enfin l’idée de favoriser l’enseignement. Ainsi, l’organisation de l’Instruction publique remonte au décret du 30 vendémiaire an II (21 octobre 1793), date à laquelle la Convention institue des écoles primaires dans toutes les Communes. Les objectifs sont alors ambitieux : « enfants reçoivent dans ces écoles la première éducation physique, morale et intellectuelle, la plus propre à développer en eux les mœurs républicaines, l’amour de la patrie et le goût du travail. Ils apprennent à parler, lire et écrire la langue française. On leur fait connaître les traits de la vertu qui honorent le plus les hommes libres, et particulièrement les traits de la révolution française les plus propres à élever l’âme et à les rendre dignes de la liberté et de l’égalité. Ils acquièrent quelques notions géographiques de la France. La connaissances des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen est mise à leur portée par des exemples et par leurs propres expériences. On leur donne les premières notions des objets naturels qui les environnent et de l’action naturelle des éléments. Ils s’exercent à l’usage des nombres, du compas, du niveau, des poids et mesures, du levier, de la poulie et de la mesure du temps. On les rends souvent témoins des travaux champêtres et des ateliers. Ils y prennent part autant que leur âge le leur permet ». Mais les gouvernements successifs n’auront ni le temps, ni les moyens de mettre en œuvre ce projet.

La loi du 11 floréal an X (1er mai 1802) et le décret du 17 mars 1808 créent l’Université nouvelle (d’État). La France est divisée en Académies. En fait, le primaire reste aux mains de l’Église, le Secondaire et le Supérieur passant sous le contrôle de l’État.
Sous la Restauration, Louis XVIII crée le Ministère de l’Instruction publique et des affaires ecclésiastiques (1824) qui deviendra plus tard le Ministère de l’Instruction publique. Préparée par le vaste mouvement des Sociétés pour l’Enseignement élémentaire (à partir de 1816) proposé par Victor COUSIN, une Loi dite Loi GUIZOT organisera le 28 juin 1833 l’Enseignement primaire dans chaque commune. Cette fameuse loi donne donc aux communes les moyens de satisfaire leurs obligations (loi du 29 février 1816) de pourvoir à l’Instruction primaire, aux chefs-lieux d’arrondissement une école primaire supérieure et aux chefs-lieux de départements, une école normale d’instituteurs. Cette loi ne prévoit pas l’obligation de la fréquentation scolaire, comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse. L’école est donc toujours payante.

LES DÉBUTS DU PRIMAIRE
Le Préfet du Cher demande à la Municipalité de Vignoux-sur-Barangeon de chercher un local afin de loger un instituteur.
Le Comte Henri d’ASSAY, résidant au Château du Blosset entreprend de faire former son régisseur Pierre BOULIN, à l’école normale de Bourges. Au terme de 6 semaines, ce dernier obtient son Brevet d’enseignement, le 1er avril 1834.

Image2Dès cette date, la municipalité de Saint Laurent est sollicitée pour participer à l’imposition extraordinaire nécessitée par la nomination de Pierre BOULIN, en qualité d’instituteur, sur la commune de Vignoux-sur-Barangeon.
Cette année-là, 9 enfants sont pris en charge financièrement (41 francs) par St Laurent pour leur scolarisation.
Mais, considérant que les enfants de Saint Laurent sont trop éloignés du lieu d’enseignement, le Conseil Municipal, dans sa session de mai 1839, demande à celui de Vignoux d’établir l’école à mi-distance des deux agglomérations, soit au Village des Moreaux, par exemple. Ce sera chose faite quelques années plus tard.
« L’unique salle de classe se situe dans un vieux bâtiment au toit couvert de chaume, aux murs de torchis, au sol de terre battue et n’est éclairée que par une petite fenêtre d’environ 40 centimètres carrés ».

La loi CARNOT de 1848 (Seconde République) instaure la fin du monopole universitaire de l’État et la liberté est donnée à l’Église de se substituer au pouvoir de l’Etat afin de « à l’éducation la puissance de la religion ».

Image3La loi FALLOUX du 15 mars 1850 affirme la liberté de l’enseignement : l’Église a encore un droit de regard et oblige les communes de plus de 800 habitants à entretenir une école primaire de filles. Mais ce n’est pas le cas à St Laurent.
Localement, l’application de cette loi a incité, en 1854, le Recteur de l’Académie du Cher à s’adresser au Délégués Cantonaux en leur demandant « ’aidés des Maires et des Curés, ils fassent un examen détaillé de toutes les écoles publiques de leur circonscription… La famille de l’instituteur doit servir de modèle…. La propreté et l’ordre doivent régner dans la maison de l’instituteur et dans sa classe… qui doit mener avec exactitude les enfants aux offices…. La religion est la base même de la Société, de la morale…. »
Les registres de délibérations nous apprennent que la Municipalité a financé la scolarisation de 3 élèves en 1858/59, 4 élèves en 1859/60, 4 élèves en 1860/61 et 4 élèves en 1861/62.

Image4UNE ÉCOLE À ST LAURENT
Ce n’est qu’en 1864, qu’une Mairie-école sera construite sur le communal de la Grande Croix. Elle se compose d’1 chambre à feu, 1 cuisine, 1 classe de 26 m2 prévue pour 30 élèves, 1 salle à manger, 2 cabinets, 1 jardin et une pièce pour la mairie (emplacement actuel). L’inventaire effectué lors de la prise de possession des locaux fait remarquer qu’il manque : 1 Christ, 1 image
de la Sainte Vierge et un buste de l’Empereur (Napoléon III).

1864—VICTOR-LOUIS BOULIN : 1er INSTITUTEUR NOMMÉ À SAINT LAURENT
Le premier instituteur de Saint Laurent qui prend ses fonctions le 1er novembre 1864 se nomme Victor-Louis BOULIN. Il est né à Vignoux-sur-Barangeon le 24 janvier 1842 et tiendra son poste jusqu’au 31 août 1866.
Cette année-là, 20 élèves seulement vont fréquenter l’école.
Mais l’un des plus grands obstacles à la propagation de l’enseignement dans la région est l’obligation pour les parents de payer l’instruction des enfants. Beaucoup de familles ne pouvant pas payer cette rétribution personnelle, les communes prennent alors en charge certains élèves de milieu pauvre, dits élèves gratuits.
En 1865, 34 élèves fréquentent l’école (24 garçons, dont 4 gratuits et 11 filles, dont 4 gratuites).
En 1866, 35 élèves fréquentent l’école (22 garçons, dont 6 gratuits) et 13 filles (dont 2 gratuites). 107 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.

Image5Le 1er octobre 1866, Pierre BOUET remplace Mr BOULIN.
En 1867, 47 élèves fréquentent l’école (34 garçons, dont 15 gratuits) et 16 filles, dont 7 gratuites. 123 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école. Pierre BOUET quitte St Laurent, le 30 novembre 1868.

La loi DURUY de 1867 fait obligation pour les communes de 500 habitants et plus, d’ouvrir une école de filles. Saint Laurent en fait partie puisque les recensements de 1866 et de 1872 dénombrent respectivement 573 et 598 habitants. Mais, faute de moyens et déjà largement endettée par la construction de la Mairie-école, du presbytère et du cimetière, la Commune n’a, de toute évidence, pu faire face à cette dépense supplémentaire.

Image6Pierre BOUET est remplacé le 1er décembre 1868 par Pierre CORTAT.
En 1868, 46 élèves (28 garçons, dont 18 gratuits et 18 filles, dont 8 gratuites). 132 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.

Malgré de gros efforts financiers municipaux en faveur des plus démunis, l’absentéisme demeure toujours très important. La raison tient aux mœurs et aux habitudes individualistes des habitants et à des causes économiques : le monde rural du siècle passé ne saisit pas encore les bienfaits de l’instruction, celle-ci ne pouvant pas se monnayer immédiatement. Les parents de ces enfants étant complètement ignorants eux-mêmes et, par suite voués corps et âmes au culte des intérêts matériels. La plupart, cultivateurs ou journaliers, ne peuvent s’imaginer que l’instruction puisse procurer à leurs enfants, l’avantage de récolter plus de grains, ni diminuer leurs frais ou d’augmenter leurs salaires. Alors à quoi sert de lire et écrire puisque les champs n’en seront pas plus fertiles ou que les bœufs n’en seront pas mieux gardés pour autant. De plus, les enfants sont autant de bras nécessaires à la saison des récoltes et des travaux des champs.

Image7Jean ROGER (né le 10 février 1844 à Farges-en-Septaine) succédera à Pierre CORTAT, le 1er octobre 1869.
En 1869, 49 élèves (31 garçons, dont 24 gratuits et 18 filles, dont 10 gratuites). 120 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.
En 1870, 56 élèves (34 garçons, dont 24 gratuits et 22 filles, dont 14 gratuites). 127 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.
Cette année-là, 18 adultes pourront suivre des cours du soir grâce à un don de 50 Francs octroyé par Édouard PERROT (Maire de la Commune). Par ailleurs, le 1er janvier, Marie GAUTIER (épouse de l’instituteur) est nommée Directrice des travaux à l’aiguille.
En 1871, 53 élèves (dont 38 gratuits). 115 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.
En 1872, le Conseil Municipal décide d’étendre la gratuité des cours à tous les enfants de la Commune. 81 élèves (dont 48 garçons et 33 filles) vont en profiter. 120 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école (47 garçons et 73 filles).

Devant les problèmes de sur-fréquentation de la classe (qui ne l’oublions pas, était prévue pour recevoir 30 élèves, il est décidé d’adjoindre une salle plus grande au bâtiment existant. Ce qui, par la même occasion, permettra d’agrandir le logement de l’instituteur, trop exigu.

Image8En 1872, les travaux de l’agrandissement de la maison d’école vont se poursuivre pour s’achever en 1873. Ils vont permettre une aile sur la droite du bâtiment existant (soit 56 m2 de surface utile, contre les 24 m2 de la salle antérieure).
En 1873, 83 élèves (47 garçons et 36 filles) fréquentent l’école mais 113 (54 garçons et 59 filles) restent chez eux.
En 1874, 86 élèves (44 garçons et 42 filles) fréquentent l’école mais 103 (48 garçons et 55 filles) restent chez eux.
En 1875, 94 élèves (48 garçons et 51 filles) fréquentent l’école mais 99 (48 garçons et 51 filles) restent chez eux.
En 1876, 89 élèves (47 garçons et 42 filles) fréquentent l’école mais 117 (50 garçons et 67 filles) restent chez eux.
L’obligation imposée à la Municipalité de construire une école de filles va conduire Paul Calon (Maire et Châtelain-fondateur du château de Mamets) à ériger, à ses frais, une structure privée car la Commune n’avait pas les ressources financières nécessaires pour la réaliser. Ainsi, une immense bâtisse va s’élever à côté de la Mairie-école et toujours sur le Communal de la Grande Croix. La Direction et l’enseignement seront confiés aux sœurs congréganistes « la Providence de la Pommeraye » (Maine et Loire). L’ouverture a lieu le 30 octobre 1876.
En 1877, la Commune fait élever un appentis derrière l’école afin de constituer un abri servant de préau pour les élèves ainsi que pour entreposer le bois de chauffage de l’instituteur.

La loi du 26 mars 1882 impose l’obligation scolaire et la laïcité devient le principe fondateur de l’enseignement. Désormais, « l’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de 6 ans révolus à 13 ans révolus ».

Jean ROGER cesse ses fonctions d’instituteur le 30 septembre 1882. Il est remplacé par Denis POUPAT, le 1er octobre de cette même année. (les archives nous apprennent qu’il est né à MONTLOUIS, le 28 avril 1842 et qu’il assurait de plus la fonction de Secrétaire de Mairie) et que 62 garçons ont fréquenté l’école.
1883 : 68 garçons
1884 : 61 garçons
1885 : 69 garçons
1886 : 68 garçons

La loi GOBLET de 1886, imposant l’enseignement laïc va obliger le Conseil Municipal, et malgré de nombreux courriers préfectoraux, à édifier une école de filles laïque, dans le Bourg, en contrebas de la Mairie. En réalité, la sécularisation de institutrices se fera lentement, selon la disponibilité de formation proposée par les écoles normales créées en 1879.

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La garderie

Depuis le 22 avril 1996, une garderie périscolaire a été créée à Vouzeron. Actuellement, elle fonctionne les jours d’école dans des locaux adaptés à la petite enfance. Une animatrice agréée, Mme Dominique GODARD a été embauchée pour la circonstance. Elle est assistée, l’après midi par une autre animatrice, Melle Céline JEANNIN.

Les horaires et les tarifsde cette structure sont les suivants :
Le matin : de 7h00 à 9h00 (1,30 €)
L’après midi : de 16h00 à 19h00 (2,60 €, goûter compris)

image9Règlement de la Garderie Périscolaire

Le présent règlement a pour objet de préciser les règles générales et permanentes concernant le fonctionnement de la garderie périscolaire.

I – MODE DE FONCTIONNEMENT

Article 1 – La garderie périscolaire est située Route de Neuvy sur un terrain arboré avec une cour fermée. Elle est ouverte aux enfants inscrits sur le registre des écoles du Regroupement Pédagogique SAINT-LAURENT/VOUZERON.

Article 2 – Elle ouvrira ses portes tous les jours de fonctionnement de l’école de 7 h 00 à 9 h 00 et de 16 h 15 à 19 h 00. Elle sera fermée les autres jours.

Article 3 – Le respect de l’heure de fermeture du service est impératif. Le non-respect répétitif de cette règle par les parents, peut entraîner l’exclusion de l’enfant.

Article 4 – Tous les enfants doivent être conduits le matin et repris le soir par les parents jusqu’à la porte de la garderie. Ils doivent être confiés à la personne chargée de la surveillance. Une autorisation écrite des parents est obligatoire dans le cas où une tierce personne (famille ou ami) prendrait en charge l’enfant.

Article 5 – Si un enfant doit prendre des médicaments, ceux-ci devront être remis avec l’ordonnance à la personne chargée de la surveillance.

Article 6 – Un goûter est servi aux enfants inscrits à la garderie du soir

Article 7 – Diverses activités sont proposées aux enfants (activités manuelles et d’expression, jeux de société, jeux collectifs, aide aux devoirs). La garderie possède son propre matériel éducatif.

Article 8 – La garderie dispose d’une ligne téléphonique le matin 7h00 à 9h 00, le soir 16h15 à 19h 00 ( 02 48 51 88 58 ).


II – DISCIPLINE

Article 9 – L’enfant doit respect à l’équipe d’encadrement, tout comme à chacun des autres enfants.

Article 10 – L’enfant doit respecter le matériel mis à sa disposition.

Article 11 – Tout enfant qui trouble le groupe par un comportement violent ou provoquant à l’égard des adultes ou des enfants fera l’objet d’un avertissement notifié aux parents par Monsieur le Président. En cas de récidive, après un second avertissement l’enfant pourra être exclu temporairement. Pour le cas où le comportement de l’enfant ne se serait pas amélioré, et si sa présence devient un risque pour lui-même ou pour le groupe, il pourra être exclu définitivement.

III – ASSURANCE

Article 12 – Au moment de l’inscription de leurs enfants, les parents ont l’obligation de fournir la photocopie de leur assurance familiale ou de l’assurance extra scolaire spécifique.

IV – INSCRIPTION ET REINSCRIPTION

Article 13 – Lors de l’inscription, une fiche d’inscription sera remplie par les familles.

Article 14 – La réinscription est obligatoire chaque année. La fiche de réinscription devra être impérativement remise en Mairie de Vouzeron ou à l’Animatrice responsable de la Garderie avant la rentrée scolaire.

Article 15 – L’encadrement des enfants de la garderie est assuré par deux personnes employées par le Regroupement Pédagogique SIVOS.

Article 16 – Les enfants fréquenteront la garderie de manière régulière ou exceptionnelle. Le nombre maximum d’enfants accueillis simultanément est de 15.

V – CONDITIONS D’INSCRIPTION ET REGLES FINANCIERES

Article 17 – Le montant des droits d’inscription est fixé par délibération du conseil syndical. Le paiement des droits s’effectue auprès du régisseur par chèque bancaire, postal à l’ordre du Trésor Public ou en espèces.

Article 18 – L’inscription à la garderie du soir comprend le prix du goûter.

VII – EXECUTION

Article 19 – Le présent règlement sera publié et affiché en Mairie de Saint-Laurent et de Vouzeron, et à la garderie. Il pourra être modifié par délibération du Conseil Syndical dans les conditions réglementaires.

A Vouzeron, le 14 avril 2008

Le Président,

Denys GODARD