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ETAT CIVIL 2012

NAISSANCES

Rose, Lila BARON, demeurant 1, rue Honoré-Edouard Perrot, est née le 17 janviervier 2012 à VIERZON

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RPI : retour sur une action collective

Le vendredi 1er Avril nous apprenons par la presse locale que le Regroupement Pédagogique Inter-communal de Saint Laurent & Vouzeron est sous la menace de fermeture d’une classe.

Aucune information préalable aussi bien au niveau des enseignants que des élus des villages n’a été communiquée. Ces derniers avec les institutrices se renseignent auprès de l’Inspection de l’Education de Vierzon qui confirme avec regrét cette décision : le nombre d’élèves prévus pour la rentrée 2011/2012 étant inférieur aux dispositions nationales.

Sous le signe de l’urgence une réunion est déclenchée le vendredi soir par les élus, parents d’élèves et institutrices à l’école de Vouzeron. C’est la création du Collectif « Non à la fermeture d’une classe » du RPI Saint Laurent / Vouzeron. Il est décidé de préparer un message à communiquer à tous les habitants des 2 communes et d’essayer de faire circuler une pétition contre cette fermeture. Les élus de St Laurent & Vouzeron informent qu’ils ont pu obtenir une audience auprès de l’inspecteur d’académie de Bourges le Lundi matin. 2 parents se proposent d’accompagner les élus à cette audience.internet2Samedi 2 avril, une lettre est rédigé par les élus de St Laurent & Vouzeron : cette lettre a pour but de concrétiser la demande de conserver toutes les classes du RPI et d’avoir une trace de ces doléances. Cette lettre insiste sur des arguments comme le sur-effectif des autres classes en cas de fermeture d’une classe, les investissements importants des 2 communes pour l’école: garderie, cantine remise aux normes il y a moins de 2 ans, qualité des repas servis, ramassage de proximité des enfants, transports à disposition à la journée…. Mais aussi l’investissement des communes pour l’augmentation des effectifs des enfants scolarisés comme la création de lotissements, développement de logements sociaux, mise en place d’espace ludique pour les enfants… Tout cela afin de permettre de maintenir la vie dans les villages et de maintenir l’activité au niveau local.

Plusieurs élus mais aussi des parents d’élèves rédigent également différentes lettres reprenant les mêmes éléments évoqués ci-dessus, et ils les envoient aux représentants de l’état (prefet, sous-prefet …), de l’éducation (inspecteur de vierzon, ministre de l’éducation…) mais aussi aux élus nationaux (députés, sénateurs…). Durant tout le Week-End la mobilisation s’organise…

internet1Lundi matin, nos élus et des parents d’élèves se rendent à l’inspection académique de Bourges afin d’obtenir des informations et défendre nos écoles. Ils ne sont pas reçus par l’inspecteur Mr MOREAU, et c’est avec Mme LEVEQUE, chargée auprès de l’inspection de la mission maternelle qu’ils remettent la lettre rédigée et qu’ils exposent la nécessité de garder toutes les classes au niveau de notre RPI. Il remettent également une pétition de plus de 200 signatures.
Au retour dans les villages de cette réunion, une communication est faite à la presse de cette rencontre (1er article dans la presse) et aux parents d’élèves. Comme aucune réponse n’a été donnée par l’inspection, le collectif rédige un tract appelant les parents à se rassembler le Mardi matin à St Laurent et à rester mobilisé. Un page Facebook est créée pour communiquer (http://www.facebook.com/pages/RPI-StLAURENT-VOUZERON/182016375177303)

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Le mardi 5 avril au matin : le rassemblement du collectif a lieu à St Laurent. Une manifestation est organisée devant les écoles des 2 villages par les parents d’élèves : ces derniers en profitent pour mettre en place des banderoles devant les écoles, les mairies et les commerces (merci de leur soutien). La presse locale présente sur place, rédige un 2ème article. Le mardi après-midi, le collectif rédige un nouveau tract invitant les parents et habitants des 2 villages à se réunir à St laurent le Jeudi soir afin de préparer de nouvelles actions : En effet la décision finale concernant les fermetures des classes doit être prise le Vendredi matin lors d’une réunion à la Préfecture à Bourges, il convient d’agir avant cette réunion. Le soir, une information non vérifiée circule comme quoi la classe ferait l’objet d’un blocage et non plus d’une fermeture de poste. Cependant le collectif reste mobilisé car c’est le maintien de toutes les classes du RPI qui est demandé.internet6Le Jeudi 7 avril au soir, de nombreux parents d’élèves se rassemblent avec des élus et les institutrices. Ces dernières informent les parents qu’elles feront grève le lendemain afin de manifester. Le collectif décide de participer à cette manifestation, des banderoles, des pancartes sont immédiatement réalisées, et le rendez-vous est donné pour le Vendredi matin. Un élu informe l’assemblée présente que la classe va peut-être être conservée. Mais tant qu’aucun document le prouve, il faut continuer à faire pression.

Le vendredi 8 avril vers 9h00, c’est en nombre que le collectif manifeste devant la préfecture. Les parents mais aussi les enfants ont fait le déplacement. La presse est sur place et sous les fenêtres de la préfecture les voix du collectif « Non à la fermeture d’une classe » du RPI Saint Laurent / Vouzeron se font entendre.internet4Vers 12h30, l’information est officielle, aucune classe du RPI de Saint Laurent / Vouzeron n’est supprimée… Merci à tous les acteurs du collectif : parents, élus, enseignantes, commerçants et habitants d’avoir sauver le bien-être de nos enfants et la vie de nos villages.

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Histoire de la commune de 1850 à 1900

Le recensement de l’année 1846 indique 525 habitants.

Le 3 février 1850, malgré de faibles ressources, le Conseil Municipal débloque une somme de 7 000 francs (2 000 francs pris sur les fonds propres de la Commune, 4 000 francs à prendre sur la vente de communaux et 1 000 francs à percevoir par le biais des 4 contributions) afin de permettre la reconstruction de l’église paroissiale, dont le devis estimatif s’élève à 18 000 francs. Afin de réunir les 11 000 francs restants, le Conseil propose de les demander, sous forme de subvention, au Ministre des Cultes.

Lors de sa session du 24 Mai 1850, le Conseil vote un impôt extraordinaire de 200 francs afin de payer le salaire du garde-champêtre puis propose 3 journées de prestations additionnées de 5 centimes destinées à réparer les chemins de Saint Laurent à Chaumoux, à Belle Chère (aujourd’hui Belle chasse), à la Margauderie et enfin celui des Jourdains à la Forêt.

Le 26 Mai 1850, le Maire informe le Conseil que Monsieur le Préfet incite la commune à vendre des communaux supplémentaires afin de trouver des ressources nécessaires à la reconstruction de l’église (soit 4 000 francs). La demande de subvention était sans aucun doute trop importante. Le Conseil décide alors d’aliéner les communaux suivants :
– 2 pièces situées au Crot du Boulot
– 1 pièce située à la Noue d’Amour
– 3 pièces situées à la Noue des Ascents
– la moitié de 3 pièces situées à l’Eguzon
– 1 pièce située au Taillis du Bonhomme
– 1 pièce située au Gué des Landes
– 1 pièce située à la Noue Bernard
– 1 pièce située aux Chétifs Prés
– Partie d’une pièce située au Boulot
– Partie d’une pièce située au Ravoy
Le tout d’une contenance de 22 ha 69 a et 6 ca

Le 7 mai 1852, le Conseil Municipal prête serment d’obéissance à la Constitution et fidélité au Président en vertu des dispositions de la Constitution. Le Président de la Seconde République (1848-1852) n’est autre que Louis-Napoléon BONAPARTE avant que ce dernier ne devienne l’Empereur Napoléon III.

Le recensement de 1851 nous fait état de 531 habitants répartis comme suit :

tableau_Lieux
Les années municipales 1851 et 1852 voient le vote annuel du salaire du Garde-champêtre, le vote des droits de pacage sur les communaux ainsi que la désignation et les tarifs des 3 journées de prestations (entretien des chemins vicinaux et des fossés entre autres). Le Préfet informe la Municipalité de projet d’établissement de voiries nouvelles (Chéry à Neuvy sur Barangeon et Vierzon à Saint Martin d’Auxigny)

Le 27 juillet 1852, Pierre le Marchand est nommé Maire de la Commune par le Préfet. Il va jurer obéissance à la Constitution et fidélité au Président.

Le 29 août 1852, le Maire expose au Conseil que le cimetière de la Commune (situé entre l’église et des maisons) est devenu insuffisant et insalubre.

Projet de déplacement du cimetière

Le 29 août 1852, suite à la constatation de l’exiguité et de l’insalubrité du cimetière jouxtant l’église, le conseil décide d’étudier le transfert de ce dernier sur le communal de la Grand’ Croix situé à la sortie du bourg (côté Vouzeron).

Le conseil décide également de vendre 60 merisiers poussant sur ce communal ainsi qu’un petit terrain situé à la Margauderie afin de trouver les ressources nécessaires à la réfection du chemin d’intérêt commun N° 10 (de Chéry à Neuvy)

Résultats des élections municipales du 12 septembre 1852

Inscrits : 129

Votants : 95

Nuls : 2

Exprimés : 93

Sont élus :

Ursain LOISEAU (propriétaire à la Grand’ Croix) : 93 voix

Mathurin CARRÉ (Garde forestier au Village Brûlé : 92 voix

Jean SEBEAULT (Cultivateur aux Lièvres) : 91 voix

Pierre RAMAIN (Cultivateur aux Poteries) : 91 voix

Jean CHAGNON (Laboureur à Chaumoux) : 90 voix

Jean BEAULANDE (Laboureur aux Dez) : 90 voix

Guillaume ROZAY (Journalier au Bourg) : 89 voix

Claude BOUQUIN (Propriétaire aux Jourrdains) : 83 voix

Michel GEORGEON (Colon à la Camuserie) : 67 voix

Jean BEAUBOIS (Colon à la Margauderie) : 67 voix

Bertrand LACHAZE (Horloger à Mehun) : 61 voix

Jacques VIGIER (Boulanger à Vierzon) : 61 voix

Les 10 octobre et 14 novembre 1852, il est procédé à l’installation du nouveau Conseil Municipal ainsi que de l’adjoint selon les directives du Préfet. Ursin LOISEAU est désigné adjoint

Chose curieuse, Pierre le Marchand (propriétaire à l’Ormoy) qui n’avait pas obtenu les suffrages suffisant pour être élu, est maintenu au poste de Maire par l’autorité préfectorale.

Dans sa session du 12 mai 1853, le conseil vote un certain nombre de travaux (réparation des murs du cimetière, du clocher ainsi que la chapelle qui le supporte, entretien et réparation du chemin N° 10, frais de bornage). Dans la perspective de la réédification de l’église et afin de se constituer des ressources, la municipalité décide d’instaurer un droit pacage pour tous les bestiaux paissant dans les communaux. Quant à l’entretien des chemins, il est voté 3 journées de prestations et 5 centimes spéciaux.

L’étude du compte administratif 1853 nous apprend qu’une somme de 67,75 francs a été affectée à l’activité scolaire. A cette époque, l’école qui était dirigée par un instituteur de Vignoux se situait aux Moreaux (à mi-distance des 2 communes). La description en était ainsi faite : « l’unique salle de classe se situe dans un vieux bâtiment au toit couvert de chaume, aux murs de torchis, au sol de terre battue et n’est éclairée que par une petite fenêtre d’environ 40 centimètres carrés ».

Un nouveau cimetière

Le 23 avril 1854, en raison de risques de pollution des eaux de la source du centre du village (fontaine bleue ou de la grande maison) le Conseil refuse le choix de l’implantation du nouveau cimetière à la Grande Croix. En réalité, Ursin Loiseau (l’adjoint) voyait d’un mauvais œil la proximité de ce cimetière près de sa maison d’habitation. Ce dernier propose au Conseil de céder à titre gracieux (après un arrangement avec Claude Bouquin) 20 à 25 ares sur une pièce de terre d’une contenance de 1ha21a située au lieu-dit la Lande (voir plan ci après). A l’unanimité, le conseil accepte cette proposition.

Le 28 novembre 1854, afin d’acquérir les parcelles nécessaires à la construction de la route de Chéry à Neuvy (classé chemin d’intérêt commun), le Conseil propose de vendre un terrain communal de 59a60ca appelé « la Pornette » avec une mise à prix de 175 F. Afin de trouver les fonds nécessaires à la construction des murs ainsi que de la grille du nouveau cimetière, il est admis le principe de vendre le communal du Ravoy d’une contenance d’environ 7 hectares.

clip_image002Le 18 février 1855, le Conseil décide de voter une somme de 1700 francs destinée au travaux du nouveau cimetière, selon le devis proposé par l’entreprise de maçonnerie CATINAT, de Mehun sur Yèvre.

Résultats des élections municipales du 22 juillet 1855

.Inscrits : 115

Votants : 65

Sont élus :

Pierre LE MARCHAND(propriétaire à l’Ormoy) : 65 voix

Ursin LOISEAU (propriétaire à la Grand’ Croix)) : 65 voix

Claude BOUQUIN (propriétaire aux Jourdains) : 65 voix

Pierre RAMAIN (cultivateur aux Poteries) : 65 voix

Jean BEAULANDE (laboureur aux Dez) : 65 voix

Jean SEBEAULT (cultivateur aux Lièvres) : 65 voix

Michel GEORGEON (colon à la Camuserie) : 65 voix

Hippolyte DANLOS (cultivateur au Boulet) : 65 voix

Jean CHAGNON (laboureur à Chaumoux) : 64 voix

Pierre-Joseph RICHARD (propriétaire à la Roche) : 64 voix

Paul MOULINIER (cabaretier au Bourg) : 64 voix

Charles SIROT (colon à Mamets) : 64 voix

Le Conseil est installé le 12 août 1855. Pierre le Marchand et Ursin LOISEAU sont toujours institués respectivement dans leurs fonctions de Maire et d’Adjoint.

clip_image0042Création du chemin d’intérêt commun N° 10

Dans son programme de désenclavement et d’assainissement de la Sologne, l’Empereur Napoléon III a proposé l’ouverture d’un certain nombre de voies de communication appelées également routes agricoles. Le chemin d’intérêt commun N° 10 (de Chéry à Neuvy) faisait partie de ce programme. Les communes concernées devaient permettre l’emprise de la future voie et par conséquent supporter toutes les dépenses d’échanges, d’achat ou d’expropriation du parcellaire nécessaire.

Ainsi, lors de sa séance du 11 novembre 1855 , le Conseil a du voter une somme de 500 francs à prendre sur les fonds libres afin de curer la partie du ruisseau le Guzon sur lequel un ponceau devait être établi (partie du Bourg à la limite avec Vignoux sur Barangeon—voir plan ci-dessus )

Reconstruction de l’église (1855-1856)

Pendant ce temps, les travaux de reconstruction de l’église se poursuivent . Ils ont débuté depuis quelques mois et se sont poursuivis jusqu’en 1856. Ces travaux, d’un montant de 10 000 francs (somme énorme à l’époque) furent financés par la vente de 20 hectares de communaux (4 100 francs) ainsi que par les secours du gouvernement (3 000 francs). Les travaux ont été confiés à l’Entreprise Hyppolite LAFAY de Mehun-sur-Yèvre et suivis par l’architecte E. SOUPIRON, de Bourges. En avril 1855, un acte notarié nous informe que, suite au décès d’Hyppolite LAFAY, sa veuve a cédé le marché à Jean BORDEAUX (charpentier à Mehun) afin de terminer les travaux. S’ensuit la description faite par le curé Victor-René MAUBERT, en 1870 et qui exerça à Saint Laurent à compter du 24 mai 1864 :  »L’édifice est bâti sur le même emplacement et sur les même fondations. Quelques parties des anciens murs salpêtrés ont été conservés dans un soucis d’économies. Il a été conservé également plusieurs des anciens piliers en grosse maçonnerie qui attestent l’antiquité de l’ancienne chapelle. L’église nouvelle est, comme celle qu’elle a remplacé, sous le vocable de Saint Laurent et n’a pas de patron secondaire. On pourrait ajouter également quelle n’a pas de style et, si l’on pouvait lui en attribuer un, ce serait plutôt le roman. L’église est centrale, orientée suivant l’usage et le chevet est dans l’axe. Elle n’a qu’une seule nef. Une chapelle située à gauche est dédiée à la Sainte Vierge. Le sanctuaire est percé de trois fenêtres. L’autel est en pierre de la forme la plus simple : on pourrait dire un autel primitif. Une pierre, longue de 2,25 mètres et large d’ 1 mètre, supportée en avant et sur les côtés par 3 pierres de 10 centimètres d’épaisseur, sans aucun ornement; il est surmonté de deux gradins également en pierre, au milieu desquels s’élève le tabernacle. Dans la chapelle de la Sainte Vierge, à la gauche du chœur, est un autel en bois avec moulure.

Comme monument, l’église n’a rien qui puisse attirer l’attention. Elle mesure en long, dans œuvre, du sanctuaire à la porte d’entrée 23 mètres et en large, chapelle non comprise, 7 mètres. La hauteur sous voûte est de 8,60 mètres. Elle peut contenir 300 personnes; à peu près la moitié de la population de la paroisse.

La voûte est en plâtre. Le sanctuaire et le chœur sont pavés en dalles avec un petit carreau en ardoise aux angles de jonction. La nef est pavée en carreaux à 6 pans. Dans le milieu et dans toute la longueur de la nef, il y’a un sentier dallé.

Le clocher, placé à l’entrée de l’église, n’a qu’une seule cloche qui n’offre pas de millésime, mais sur laquelle on lit en caractères gothiques cette inscription :SANC : LORANC : ORA : NOBIS : AD  DEUM : Puis, à la suite, sans empreintes, deux médailles de la grandeur d’une pièce de cinq centimes dont il est impossible de déchiffrer le caractère… ».

Aujourd’hui, nous sommes plus à même d’apporter des précisions à la description faite par le curé Maubert. Robert Gauchery, dans les mémoires de l’union des sociétés savantes de Bourges (1958), s’est penché avec attention à l’examen de cette cloche d’une dimension de 0,585m pour la hauteur et de 0,60m pour la largeur de la base. « …Cette cloche n’est pas datée mais les lettres de l’inscription sont des majuscules qui rappellent de très près l’alphabet en usage depuis le XIIème siècle. La ponctuation est constituée par 3 points posés verticalement entre chaque mot. Une croix pattée flanquée de quatre rayons précède l’inscription. Deux médailles la terminent. Chaque médaille contient au centre, une cloche flanquée de deux étoiles à 6 branches, avant l’inscription formant légende sur le pourtour. C’est, semble t’il, une marque de fondeur. Tous ces meubles sont nettement inscrits sur des dosserets qui montrent que chaque lettre ou élément décoratif, a été obtenu par application de tablettes indépendantes faisant partie d’un matériel de fondeur. Les inscriptions en sont les suivantes : SANCTI : LORAMCI : ORA : PRO : NOBIS : AD  DEUN …les 2 médailles ornementales doivent faire partie du matériel de l’artisan; il en faudrait déchiffrer les légendes pour attribuer une date à cette cloche placée sûrement vers la fin du XVème siècle ».

Fin des travaux de reconstruction de l’église –

clip_image006La session du 10 février 1856 propose un ordre du jour intéressant. En premier lieu, le Maire informe le Conseil que les travaux de reconstructions de l’église sont  »..suffisamment avancés pour lui laisser l’espoir que la messe pourrait y être célébrée le lundi de Pâques 24 du mois de mars prochain mais, pour que cette espérance puisse se réaliser, il est de toute nécessité d’acheter les ornements et objets indispensables d’après un relevé de ces dits objets fait sur les indications de Monsieur le Curé de Vignoux : une lampe et son contrepoids en cuivre argenté, un bénitier et son goupillon, une croix au-dessus du tabernacle et 6 chandeliers, le tout en cuivre argenté, un calice dont sa coupe en argent, les burettes et leur plateau argenté, un ciboire avec sa coupe en argent (la coupe et le couvercle dorés en dedans, vase aux saintes huiles en argent, une sonnette en cuivre argenté, 5 chasubles (verte, blanche, violette, rouge et noire) avec étoles, manipules, voiles, bourses, 2 étoles pastorales (dont une noire à galon blanc et une blanche d’un côté et violette de l’autre pour enterrements, baptêmes et enterrements des enfants, 4 chandeliers en bois peints en noir avec filets blancs pour enterrements, une croix en bois peinte en gris, un drap des morts et un devant d’autel, noir, 2 aubes de baptême en mousseline, 2 surplis romains en mousseline, 1 missel et son pupitre, les 3 cartons d’autel pour évangile, 2 exemplaires de livres des chants pour les offices des morts, 2 petits chandeliers et leurs souches pour basse messe… ». Le tout pour une somme de 800 francs. Dans le même temps, le conseil vote une somme de 200 francs afin d’indemniser le curé desservant pour une plus grande disponibilité dans la nouvelle église (instruction des enfants). Le maire propose également de réfléchir sur la construction d’un presbytère dont les fonds pourraient être obtenus par la vente de communaux.

Deux tracés pour le nouveau chemin d’intérêt commun N° 12

Au cours de même Conseil du 10 février 1856, le Maire rappelle que depuis longtemps il est question d’un chemin d’intérêt commun N° 12 de Vierzon à Saint Martin d’Auxigny (actuelle route d’Allogny dont 2 tracés avaient été proposés : l’un passant par Saint Laurent au domaine des Planches (tracé N° 2 et l’autre, passant par Chaumoux depuis les Moreaux (tracé N° 1). L’enquête publique diligentée par le Préfet depuis septembre 1855 s’est terminée le dimanche 6 janvier 1856. Il en est résulté qu’une seule déclaration s’est prononcée pour le tracé N° 1 et que 46 autres pour le tracé N° 2. Considérant que le tracé N° 1 ne desservirait pas le Bourg, donc une majorité d’habitants, le Conseil porte son choix sur le tracé N° 2.

En séance extraordinaire du 7 mars 1856, le Conseil autorise le Maire de mettre en adjudication les travaux de clôture du nouveau cimetière selon le devis présenté par le Sieur GODENOT, maçon à Mehun-sur-Yèvre.

Le 14 avril 1856, le conseil autorise le Maire à rechercher une solution amiable pour acheter le terrain nécessaire à l’édification du nouveau Presbytère dont une partie de la somme (estimée entre 7 000 et 8 000 francs) devra être assurée par la vente de communaux.

Le 18 mai 1856 le conseil vote une somme de 114,50 francs destinée à indemniser les propriétaires de terrains sur lesquels des extractions de cailloux ont été effectuée, dans le but d’empierrer le chemin d’intérêt commun N° 10 (au titre des années 1852, 1853 et 1854. Il vote également une somme de 12 francs afin d’indemniser le Sieur Millet suite au passage sur ses terres de chargements de cailloux extraits à la Pornette destinés au chemin d’intérêt commun N° 10.

Le 6 juillet 1856, le Conseil autorise le Maire à ester en Justice contre des propriétaires indélicats de Chaumoux qui considèrent comme leur bien propre, 4 parcelles de communaux où il entendent jouir d’un droit de pacage gratuitement.

Le 6 juillet 1856, considérant que les finances de la commune sont au plus bas en raison des dépenses d’investissement engagées ou prévues (reconstruction de l’église, clôture du nouveau cimetière, construction d’un presbytère, ornements de l’église), le conseil décide de ne pas donner suite aux directives préfectorales qui demandaient aux commune de participer à un service médical départemental, dans le but d’assurer gratuitement les soins et médicaments aux malades indigents des campagnes.

Un nouveau presbytère (dans l’ancien)

clip_image002Le 10 août 1856, le conseil vote une somme de 1 500 Francs afin de solder les travaux de reconstruction de l’église ainsi que les honoraires de l’architecte. Il prévoit également une somme de 500 frs à affecter à la confection de bancs. Le Maire, animé d’un souci d’économie propose au Conseil l’acquisition (à l’amiable ou par expropriation) des bâtiments ayant servi autrefois de presbytère et appartenant à Sylvain Pornin meunier aux Fourneaux, demeurant à Prély. Pour ce faire il propose la vente de bien communaux (des Bourands à la forêt, le communal des Bourands, le communal des taillis du bonhomme, la pièce des Bergeries, la pièce de la Pornette,) soit plus de 3 hectares.

Il est également accepté le principe de curage et l’élargissement du ruisseau dit »l’éguzon » situé entre le Crot à la Louise et la limite de la commune de Vignoux en raison de la construction d’un aqueduc sur le chemin d’intérêt communal n° 10.

Un retour en arrière sur la Cure et ses curés (d’après le curé Maubert 1872)

« La cure de Saint-Laurent-sur-Baranjon a toujours fait partie de l’archevêché et l’archidiaconé de Bourges, et c’est actuellement l’une des succursales du doyenné de Mehun-sur-yèvre. La paroisse de Saint Laurent a eu successivement pour curés :

– M. Gendrault en 1630

– M. Gillot-Bézard en 1640

M. François de Dignan en janvier 1650. Il est mort à Saint Laurent, le lundi 23 novembre 1679, et fut inhumé le mardi suivant, dans l’église, à l’entrée de la petite porte, devenue l’autel de Notre-Dame, ainsi que le constate l’acte qui suit : le mardi 23 novembre, a été inhumé dans cette église, François de Dignan, son frère, de Bourges, par moi soussigné, prêtre commun à la cure. Signé, Béchereau.

– M. Conneaux succéda le 1er décembre 1679

– M. Bardin fut curé en janvier 1685

Au mois de décembre 1618, l’église fut interdite; j’ignore pour quelle cause. C’est M. Léger, curé de Vignoux-sur-Baranjon, qui est chargé du soin de la paroisse jusqu’au mois d’août 1719.

– En août 1719, M. Bouret, chanoine de la Ferté Imbault, est nommé curé de Saint Laurent. Il meurt le 31 mai 1730, à l’âge de 61 ans, et est inhumé dans le cimetière, à la grande porte de l’église par M. Pichon, curé de Vignoux, en présence de M.M. les curés de Foëcy, d’Allogny, et de M. François Pineau, chanoine de Mehun.

– M. Simon le remplaça en juillet 1730, et fut appelé au mois de septembre de la même année à la cure de Villefranche.

– M. La Denise le remplaça en octobre 1730.

Au mois de janvier 1731, on voit comme curé M. Chevry.

– Au mois de février 1750, M. Aufrère.

– En avril 1751, M. Serquent de Haubran.

– En juin 1762, M. Corbin

– En août 1787, c’est M. Corbin, Jacques-Joseph, qui signe les registres. Au mois d’avril 1791, et le 16 de ce mois, il prêta serment à la constitution civile du Clergé, entre les mains de Bouquin fils, Maire de la commune. La déclaration de ce serment est écrite de sa propre main; puis le 25 nivôse, an II (17 janvier 1794), il se marie à l’âge de 32 ans avec une jeune fille de 23. Et c’est encore lui qui dresse et signe son acte de mariage.

– Le 25 prairial an III de la république (15 juin 1795), le citoyen Jacques Chaumard-la-Croix, en vertu de la loi du 11 prairial, même année, sur le libre exercice des cultes, et élu par le plus grand nombre des habitants, se fait installer comme Ministre du Culte catholique, politique et romain, par le Maire Bouquin, avec le consentement du Procureur syndic. Le 14 brumaire, an IV, il disparaît, et est remplacé par le citoyen Richer qui se dit ministre du culte catholique, et déclare qu’il se propose d’exercer ledit culte en cette commune, et ce fait installer par l’adjoint Chauveau, choisissant pour exercer son ministère la ci-devant église de ce lieu. Le 18 germinal, an XI, il quitte la commune et disparaît.

– Après la réouverture des églises et le rétablissement du culte, M. Dutar, curé de Vignoux-sur-Baranjon, desservit la paroisse depuis 1802 jusqu’en 1834, et fit les inhumations de Saint Laurent, dans le cimetière de Vignoux (le Vieux Vignoux). Ce n’est qu’à cette dernière époque qu’elles eurent lieu dans le cimetière de Saint Laurent.

– M. Filot desservit la paroisse en 1840, puis M. Roulin, en septembre, même année. Et en 1844, M. Vesnin.

– Saint Laurent fut érigée en succursale le 18 octobre 1848 et M. Victor-René Maubert, fut nommé curé le 24 mai 1864 »

Recensement de 1856

Le recensement de cette année 1856 fait apparaître 509 habitants, soit une baisse de 22 habitants par rapport à celui de 1851.

Novembre 1856 : un nouveau cimetière et projet de construction d’un presbytère

Dans sa session de Conseil du 16 novembre, le Maire nous informe que les travaux du nouveau cimetière sont terminés : fermeture, clôture et croix posée au milieu. Une somme de 1672 francs est votée afin de solder les travaux exécutés par l’entreprise Catinot.

Afin de permettre la création du chemin d’intérêt commun n° 10, la commune a été dans l’obligation d’acquérir plusieurs parcelles pour une somme de 175,87 frs. Cette somme sera compensée par la vente du communal de la Pornette.

Une somme de 375,80 frs est également votée afin de procéder à la confection des 12 bancs de l’église (selon un mémoire du Sieur Gauthier, menuisier à Mehun) ainsi que la clôture des fonds baptismaux.

Le conseil décide ensuite d’étudier la construction d’un nouveau presbytère sur une partie du communal de Beauregard, rejetant ainsi le projet d’acquisition de la propriété Pornin. Une somme de 9 000 francs est débloquée afin de permettre aux Maire de faire face aux premières dépenses telles que la confection des plans et des devis. La vente du communal dit du crot des quatre chênes, d’une contenance de 13ha72a42ca est également votée pour pourvoir à la récupération des fonds nécessaires.

La Fabrique :

Le 5 novembre 1856, Antoine LOISEAU et Antoine BOUQUIN sont désignés membres de la Fabrique.

La Fabrique représente la paroisse en ce qu’elle a de temporel, de permanent. Elle gère le budget paroissial. Elle perçoit les fonds et les utilise. Ses recettes proviennent principalement des revenus des biens (fermages, rentes, loyers….) ainsi que des quêtes, dons, offrandes…A l’aide de ces revenus, la Fabrique se charge des fournitures courantes (huiles, cierges, encens) ou du petit matériel de culte (sonnettes, tableaux d’autel), assume les travaux dans l’église (portes, toiture, cloche).

La dépense concernant la fabrication des bancs de l’église aurait du échoir dans le budget de la Fabrique. Mais, devant l’impossibilité de cette dernière à trouver les ressources nécessaires (n’oublions pas que l’église a de nouveau été livrée au culte depuis peu), le Conseil municipal, dans sa séance du 8 février 1857, décide d’allouer la somme requise.

Presbytère et Maison d’école :

Toujours dans la session de février 1857, le Conseil municipal poursuit sa réflexion sur le projet de création d’un presbytère. Il revient sur l’option d’achat à l’amiable ou par voie d’expropriation de la propriété du Sieur Sylvain Pornin. Le conseil souhaite également de s ‘engager sur la construction d’une maison d’école ainsi que du logement de l’instituteur. Pour trouver les ressources nécessaires, la vente de communaux est envisagée ainsi que la demande d’un secours de 3 000 frs.

Le Maire demande au Conseil d’allouer une gratification de 50 frs au Sieur CLAVIER, ancien garde-champêtre, qui avait du démissionner « par suite de son âge et ses infirmités qui l’empêchaient de faire son service ».

Le Conseil propose de lui donner « quelques bois de l’âge de 10 à 12 ans plantés sur une parcelle de communaux….le tout pouvant produire soixante à soixante dix bourées ».

Le 17 mai 1857, le Conseil vote une somme de 300 frs pour subvenir au traitement d’un nouveau garde-champêtre. Il demande que ce soit un ancien militaire qui en exerce la fonction.

Le Maire fait constater au conseil la précarité de la situation financière de la commune : la reconstruction de l’église, la création du cimetière, les achats de terrains pour l’emprise du chemin d’intérêt communautaire n° 10 de Chéry à Neuvy, les projets de presbytère et de la maison d’école mettent à mal les finances locales. Afin de rechercher des ressources supplémentaires, il est décidé de mettre en vente, les têteaux ainsi que tous les arbres situés sur les communaux et le long des chemins. Un rôle de parcours sera également fixé pour 1858 pour tous les bestiaux qui pacagent sur les communaux. Il vote également une taxe de 12 centimes à prélever sur la race canine. Les dépenses budgétaires pour 1857 furent les suivantes :

– frais de délimitation entre la commune et la forêt domaniale : 14,96 frs

– rétribution de l’instituteur de Vignoux : 129,48 frs

– menuiseries huilées et vernis et peintures faites aux boiseries de l’église (ces travaux avaient été omis dans le devis) :127,10 frs)

– traitement du secrétaire de mairie : 25 frs

– frais de bureau : 30 frs

– curé de Vignoux en tant que desservant : 200 frs

Le conseil demande également au Maire de poursuivre le Sieur CALON (propriétaire du domaine de Mamets) pour les motifs suivants :

– Anticipation faite sur le communal de la Rueze (la Ruesse)-hameau de Chaumoux

– Suppression d’un chemin par anticipation partant de Chaumoux pour rejoindre le chemin partant du Crot du Boulas à la Croix de Chaumoux

– Interception au moyen de deux barrières fermant à clef d’un chemin partant de la commune de Vignoux par Chaumoux et Mamets et allant à Allogny

– Plantation de peupliers entre les fossés, sur le chemin de Vignoux à Allogny

– Plantations de peupliers également plantés entre les fossés sur le chemin de Vouzeron à Mehun.

Le 23 août 1857, le conseil vote une somme de 250 frs afin de procéder au curage et à l’élargissement du ruisseau dit le Crot à la Louise et traversant le communal dit de l’éguson sur une longueur de 400 à 500 m (aujourd’hui, ce ruisseau se nomme le Guzon).

Une discussion autour du presbytère s’établit et plusieurs pistes sont proposées : achat, échanges ou expropriation de l’immeuble Pornin ou recherche d’un autre terrain.

Le Conseil vote également le paiement du prélèvement des hautes herbes qui poussaient sur le communal de l’éguzon et qui, auparavant étaient données gratuitement à usage de confection des litières des bestiaux.

Un habitant de la Margauderie, le Sieur Philippe BERTRAND, propose au conseil, l’achat de plusieurs pièces de terre, d’une contenance totale d’1a et 80ca au prix de 8 frs l’are. Le conseil propose au demandeur :

– de vendre ces parcelles au prix de 120 frs + les frais

– de réparer un chemin de 2 m au moins pour accéder et circuler autour du puits qui existe sur les terrains, à partir du chemin vicinal de St Laurent à Allogny auquel il sera réservé une largeur de 11 m au moins.

Le Conseil, pour terminer, décide de nommer deux de ses membres afin de procéder à l’estimation des têteaux et arbres qu’il se proposait de vendre afin de se créer des ressources.

Le 15 novembre 1857, le Maire (Pierre le Marchand) expose au Conseil que, à l’occasion du bornage du communal du Crot au 4 chênes avec celui du Châtre (canton forestier) par M. THIVALLET, géomètre des forêts, dressé en décembre 1847, 4 ha et 12 a avaient été attribués aux Sieurs DELAVARENNE (propriétaire au Boulet) et DANLOS. Or depuis, aucune indemnité n’ été payée à la Commune. Le Conseil autorise le Maire a faire nommer un expert par le Préfet afin de contraindre, par voie judiciaire, le paiement la somme due à la commune.

Vente du domaine de l’Ormoy :

Le 11 décembre 1857, dans un courrier à son notaire M. De SAIZE, Pierre le MARCHAND (Chevalier d’Honneur et Maire de notre commune de 1848 à 1858), pour des motifs personnels et particuliers, indique qu’il désire vendre sa terre d’Ormoy (composée de l’Ormoy, du domaine des Vigneaux, des Planches, soit 250 ha) pour un prix de 225 000 frs.

Modification du tracé du chemin d’intérêt commun n° 12 (de Vierzon à St Martin d’Auxigny) :

Dans sa session du 10 janvier 1858, le Maire expose au Conseil, le tracé du chemin d’intérêt commun n° 12 (de Vierzon à St Martin d’Auxigny) dans sa partie comprise entre Chaumoux et Mamets a été modifié à l’initiative de Paul CALON (propriétaire à Mamets). S’inquiétant de l’incidence financière que la modification de ce tracé va imposer au budget communal (la commune doit en effet supporter l’ensemble des coûts liés aux frais d’échanges ou d’acquisition de la plateforme de ce nouvel accès). A cet effet, Paul Moulinier et Ursin LOISEAU sont désignés pour rencontrer Monsieur le Préfet, le 17 janvier, et lui exposer les réclamations municipales.

Vente de communaux :

Dans sa session du 20 février 1858, en vue de trouver des ressources pour acquérir la propriété du Sieur PORNIN de Prély (ancien Presbytère et terrains autour) le Conseil municipal, après mise aux enchères, vends une partie de ses communaux aux Sieurx BERTRAND de la Margauderie, DANLOS et DELAVARENNE. Le produit des ventes doit rapporter 11 834 francs.

En Mai 1858, le Conseil affecte, pour 1859 les sommes suivantes :

25 francs : secrétaire de Mairie St Laurent

30 francs : frais de bureau

25 francs : dépenses imprévues

200 francs : curé de Vignoux, desservant la paroisse de St Laurent

Le Conseil accepte un don (80 francs) de Mr RICHARD (conseiller) correspondant à l’extraction de cailloux pour l’entretien des chemins vicinaux.

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29 juin 1858 : Honoré-Edouard PERROT achète le Domaine de l’Ormoy, des Planches, des Vigneaux, des Places pour la somme de 170 000 francs

Nous allons interrompre durant 15 ans la suite chronologique de cette histoire municipale pour nous consacrer exclusivement à l’existence de ce personnage d’exception :

Honoré-Edouard PERROT (26 septembre 1808-29 novembre 1873)

Afin de retracer sa biographie, je ferai appel à de larges extraits rédigés par Nestor CONSIDERANT, un ami de PERROT qui lui a consacré une notice en 1875 (notice qui m’a été aimablement communiquée par le Documentaliste de la Bibliothèque du Parlement Fédéral Belge).

« Honoré-Edouard PERROT naquit à Bordeaux le 26 septembre 1808. Doué d’une intelligence active et pénétrante…Dès l’âge de 14 ans, il s’était déjà initié à la pratique du commerce dans plusieurs maisons importantes de sa ville natale…Puis il partit pour Paris en 1828. » Nous sommes en 1830 et l’agitation politique intense qui régnait à cette époque incita l’homme à l’étude des problèmes politiques, économiques et sociaux. « Il fut très vite à la hauteur de toutes les questions de son temps Cette aptitude, remarquée par tous ceux qui étaient rentrés en relation avec lui, ne tarda pas à trouver son emploi. La révolution de juillet avait fait éclater en Belgique un mouvement analogue. Un premier voyage fait à Bruxelles par M. Perrot, au moment même de la révolution belge, le convainquit de la possibilité d’y mettre à profit ses études politiques et économiques, ainsi que son penchant bien décidé pour le journalisme. La route, moins encombrée qu’à Paris, s’ouvrait toute large devant lui dans ce pays né de la veille à la liberté et à l’indépendance. Il s’établit définitivement à Bruxelles en 1831 ». Il devint correspondant d’une dizaine de journaux de Paris (le Journal des Débats, le Temps, le National et la Quotidienne…) et également des principaux journaux de Bruxelles (le Mémorial, le Moniteur Belge, l’Union, l’Emancipation et le Courrier) avant de se spécialiser dans la publicité, notamment les cours de la Bourse.

« Mais ce fut surtout à l’Indépendant qu’il donna le meilleur de son activité d’esprit dont il était dévoré. Ce journal, dirigé par un autre publiciste français, M. FAURE, représentait dans la presse l’opinion dynastique et constitutionnelle…Les tendances à la fois libérales et gouvernementales de l’Indépendant répondaient aux convictions politiques de M. Perrot, qui devint, en peu de temps, à partir de 1831, le rédacteur principal de cet important organe de publicité. Il fut en outre, vers la même époque, nommé sténographe au Sénat, et conserva ces fonctions pendant plusieurs années ». En septembre 1834, Edouard PERROT racheta à M. FAURE l’Indépendant, devenu l’Indépendance et cessa d’y écrire quotidiennement. Durant une dizaine d’année Edouard PERROT a su étendre la diffusion de son journal à toute l’Europe jusqu’à ce qu’ « …Au mois de février 1856, fatigué de travail et de luttes, il voulut prendre quelque repos, et vendit la propriété de l’Indépendance à une société d’actionnaires »« Sorti de l’Indépendance, M. PERROT crut d’abord qu’il lui serait possible d’habiter Bruxelles. Il prit toutes ses dispositions en ce sens, et procéda même à une installation nouvelle. Mais le vide que laissait dans son esprit la perte d’une occupation de tous les instants était trop grand pour qu’il pût s’y résigner : il s’en aperçut bientôt. Rester à Bruxelles, et ne plus être à l’Indépendance, était pour lui au-dessus de ses forces : il fallait qu’il cherchât un autre emploi à son besoin incessant d’activité. C’est à l’agriculture qu’il le demanda ».

C’est ainsi qu’il acheta, le 29 juin 1858, à Saint Laurent, « … sur les confins de cette Sologne si poétique et si désolée, une vaste propriété de 250 à 300 hectares, appelée la propriété de l’Ormoy. Elle était, lorsqu’il la reprit, dans un

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état déplorable, résultat d’une mauvaise administration, et, quant à lui, il ne possédait jusque-là, de la science agricole, que les éléments généraux dont se compose d’ordinaire le bagage du publiciste et de l’homme du monde. Une autre se fût effrayé des études à faire, des habitudes nouvelles à prendre, des mécomptes à subir, mais il était dans la nature de M. PERROT de s’accommoder de tous les obstacles et de les vaincre. Ses puissantes facultés d’organisation et d’assimilation le servaient en cela à merveille. Il dit définitivement adieu à Bruxelles, alla s’installer à l’Ormoy, et, en peu de temps, d’une terre qui semblait n’avoir été créée que pour être stérile, il fit un domaine splendide, méritant d’être proposé comme modèle à tous les cultivateurs du pays ». Pour ce faire, il reconstruira la ferme des Vigneaux et se dotera de nombreux outils agricoles, de pointe pour l’époque (rouleau Croskyll, séparateur-trieur de Marot, semoir à engrais pulvérulents, râteau à cheval…) et y fera même installer une locomobile à vapeur fixe (pour battre) fournie par la Maison Célestin Gérard, de Vierzon. Il fera venir également, du Pas-de-Calais, un régisseur expérimenté avec lequel il entretiendra une abondante correspondance durant les hivers, afin d’adapter les directives en fonction des résultats.

Un des membres les plus distingués de la Société d’agriculture du Cher, M. Hippolyte AUGER, décrivait ainsi, dans une notice lue en séance de cette Société, le sol sur lequel durent s’exercer la patience et l’énergie de M. PERROT : « Une couche arable de composition très variée, depuis les sables trop légers jusqu’aux argiles trop consistantes ; à sous-sol imperméable, parfois noyée et d’un travail presque impossible en temps de sécheresse ; sans assainissement aucun, n’ayant pour l’écoulement des eaux surabondantes que des fossés encombrés, bouchés pour la plupart, et bordant des chemins impraticables. Les champs, entourés de levées de terre couvertes d’épines, de ronce, de fougères qui s’avançaient jus qu’à 10 ou 15 mètres dans l’intérieur de la pièce. Ailleurs, les genêts, la bruyère et le chiendent se disputaient la place. Les prés situés au bord de la rivière le Baranjon étaient inondés plusieurs fois par an ; les eaux, faute de nivellement, ne se retiraient qu’en partie, par écoulement naturel. Le sol cultivable avait été surmené, épuisé par une succession de cinq ou six modes d’exploitation dans les quatorze années précédentes… Le bétail représentait à peine l’équivalent d’un quart de tête par hectare. »

Nestor CONSIDERANT continua ainsi : « M. PERROT mit 12 ans de sa vie à la transformation de ce désert, et il eut le noble orgueil dy remporter un succès aussi éclatant et aussi complet que celui qui lui avait valu lIndépendance. Le 19 mai 1862, le comice agricole de Bourges lui décernait déjà le premier prix pour son exposition de bestiaux de lespèce ovine ; la même distinction lui fut conférée de nouveau en 1863 et en 1864. En 1865, il obtint le troisième prix du concours de lespèce ovine, pour l’élevage des béliers et des boucs de boucherie ; en 1867, le premier prix de lespèce bovine, races étrangères pures et croisées, et dune mention honorable pour son exposition de taureaux. Le 15 septembre 1867, le comice agricole de Bourges lui décerna le premier prix (médaille dor), pour la culture la mieux entendue et la plus progressive. Enfin, en 1870, M. PERROT obtint la prime dhonneur du comité central de la Sologne, qui déclara que lexploitation de lOrmoy offrait, dans son ensemble et dans ses détails, des résultats utiles et propres à être cités comme exemple. »

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Le 30 mars 1864, Honoré-Edouard PERROT est élu Maire de SAINT LAURENT… « il y avait là du bien à faire, des services à rendre : comment neût-il pas accepté ? A partir de sa nomination, tout changea de face à Saint Laurent : un ordre parfait fut établi dans ladministration de la commune ; tout un réseau de chemins vicinaux, le plus souvent exécutés aux frais du Maire, vint faciliter les travaux agricoles et accroître la valeur des propriétés ; des maisons d’école furent construites, l’église embellie, le presbytère restauré ; tout le village, sous cette main protectrice, prit un air daisance et de confort quon ne lui avait jamais connu. Aussi, M. PERROT était-il adoré de ses administrés, et les manifestations de cette affection naïve et profonde, vingt fois réitérées en des occasions solennelles, comptent au premier rang des souvenirs laissés par lui à ceux qui le pleurent.

clip_image002174En 1870, quand lEmpire s’écroula, M. PERROT fut confirmé dans ses fonctions de Maire de Saint Laurent par le Gouvernement de la Défense Nationale. Larrêté qui le maintint à son poste porte la date du 10 octobre 1870. Lorsque vint pour la France le jour de linvasion et des épreuves suprêmes, M. PERROT se multiplia, se sacrifia pour défendre les intérêts de sa commune. Il y réussit en partie, mais les malheurs de son pays laissèrent dans ce cœur aimant et généreux une trace qui ne devait plus seffacer. » L’auteur poursuit en le décrivant comme suit :

M. PERROT était, physiquement, un type complet de cette fine race bordelais qui a donné à la France tant dhommes illustres ou distingués. Petit de taille, assez replet, mais dune extrême vivacité dallures, il personnifiait à la fois lactivité du corps et celle de lesprit. Ses traits réguliers, son front vaste, encadré de cheveux noirs bouclés naturellement, étaient illuminés dun sourire de bienveillance ; l’œil, franc et profond, semblait toujours interroger. Une parole claire, précise, mise au service dune pensée nettement conçue, faisait de lui le plus agréables des causeurs. Il naimait pas la phrase, et possédait le talent, fort rare en vérité, de dire exactement ce quil voulait dire. Dans la discussion, où il apportait toujours les formes les plus courtoises, rien n’était plus intéressant que de le voir serrer son interlocuteur : dans geste sec et rapide, il ajustait ses lunettes ainsi quil eût fait dune armure, et, comme si ce mouvement typique eût encore ajouté à la lucidité de son intelligence, il entassait arguments sur arguments avec un à-propos et une décision qui lui assuraient presque toujours la victoire… »

Honoré-Edouard PERROT décéda brutalement le 29 novembre 1873 d’une apoplexie foudroyante (probablement un AVC) « …la nouvelle de cette fin prématurée frappa comme un coup de foudre tous ceux qui l’avaient connu. Il semblait que l’on ne voulut pas croire à l’anéantissement de tant de facultés brillantes, de tant de qualités de l’esprit et du cœur. De tous côtés, les témoignages les plus douloureusement émus et les plus sympathiques vinrent attester à sa digne compagne la part que chacun prenait à ce malheur. La presse de France et de Belgique fut unanime dans l’expression de ses regrets : l’Indépendance, l’Echo du Parlement, le Constitutionnel, le Journal des Débats, le Temps, le Figaro, le Courrier de la Gironde, le Journal du Cher, le Journal des Economistes, consacrèrent à M. PERROT des articles où son talent et son caractère étaient appréciés comme ils méritaient de l’être. »

« M. PERROT, » dit M. CUCHEVAL-CLARIGNY dans le Constitutionnel, « cachait sous des dehors modestes et réservés l’esprit le plus délicat et le plus fin, le jugement le plus sûr et le plus juste des choses de la littérature et de la politique. C’était de plus un homme de cœur, serviable, obligeant, aimant à faire le bien et s’en cachant avec soin. »Pour conclure cette biographie, je pourrais ajouter que Honoré-Edouard PERROT était l’ami intime de la famille royale Belge de Léopold Ier et que ce dernier s’est rendu discrètement à deux reprises sur notre commune, à l’Ormoy.

A suivre

Denys GODARD

ETAT CIVIL 2011

NAISSANCES

Tom, Tonio LONCA, demeurant 2, rue de l’Etang de la Margauderie, est né le 14 janvier 2011 à BOURGES

Lilou, Alaine BARDIN, demeurant 31, route de la Forêt, est née le 27 janvier 2011 à SAINT DOULCHARD

Zoé MOTRET, demeurant 11, Chemin du Moulin Neuf, est née le 23 février 2011 à BOURGES

Tahis, Aimé MERITET, demeurant 6, Rue de la Bonde, est né le 2 mars 2011 à BOURGES

Flora, Améthyste CHALLES, demeurant 5, Route du Village aux Rois, est née le 10 mars 2011 à BOURGES

Ivann DE OLIVEIRA FERNANDES, demeurant 17, Rue Honoré-Edouard Perrot, est né le 12 avril 2011 à VIERZON

Cyanéa, Célestine CLAVIER, demeurant 4, Chemin du Moulin Neuf, est née le 18 avril à BOURGES

Léonie, Cloé, Angélique, Rachel LORAUX, demeurant 13, la Ruesse, est née le 30 avril à VIERZON

Elyna, Clarisse, Céline PORCHER, demeurant 12 Route de la Margauderie, est née le 11 août à VIERZON

MARIAGE

 Rachel GALAN et Joao Fernando GOMES MARTIN, demeurant 9, chemin du Moulin Neuf, se sont unis le 14 juillet 2011

DECES

Gaston FILLOUX, demeurant 25, route de la forêt, s’est éteint le 9 août 2011 à VIERZON à l’âge de 102 ans

Règlement des écoles

REGROUPEMENT Pédagogique
Saint-laurent / Vouzeron

École de St-Laurent École de Vouzeron
REGLEMENT INTERIEUR
Titre 1 – ADMISSION ET INSCRIPTION

1.1. Admission à l’école

1.1.1. classe maternelle

Les enfants dont l’état de santé et de maturation physiologique constaté par le médecin de famille est compatible avec la vie collective en milieu scolaire peuvent être admis en classe maternelle. Cette admission est prononcée, dans la limite des places disponibles, au profit des enfants âgés de deux ans au jour de la rentrée scolaire.
Aucune discrimination ne peut être faite pour l’admission dans la classe maternelle d’enfants étrangers, conformément aux principes généraux du droit, l’inscription des enfants s’effectuant selon les modalités prévues par circulaire n° 84.246 du 16 juillet 1984 publiée au Bulletin Officiel n° 30 du 26 juillet 1984.

1.1.2. classes élémentaires

Doivent être présentés à l’école élémentaire, à la rentrée scolaire, les enfants ayant 6 ans révolus au 31 décembre de l’année en cours.

1.1.3. inscription des élèves

De la maternelle au C.P. inclus (école de Vouzeron)
L’inscription est enregistrée par la directrice de l’école de Vouzeron, sur présentation d’une fiche d’état civil ou du livret de famille, d’un certificat du médecin de famille ou d’un document attestant que l’enfant a subi les vaccinations ainsi que du certificat d’inscription délivré par le maire de la commune de Vouzeron.

Du CE1 au CM2 (école de St-Laurent)
L’inscription des élèves issus du C.P. de l’école de Vouzeron est automatiquement enregistrée par le directeur de l’école de St-Laurent. L’inscription des élèves issus d’une école autre que celle de Vouzeron est enregistrée par le directeur de l’école de St.-Laurent, sur présentation d’une fiche d’état civil ou du livret de famille, d’un document attestant que l’enfant a subi les vaccinations obligatoires pour son âge ou justifie d’une contre-indication, du certificat d’inscription délivré par le maire de la commune de St.-Laurent.
Aucune discrimination ne peut être faite pour l’admission dans la classe maternelle et dans les classes élémentaires d’enfants étrangers, les inscriptions s’effectuant selon les modalités prévues par la circulaire n° 84.246 du 16 juillet 1984

1.1.4. dispositions communes

Les modalités d’inscription définies ci-dessus ne sont applicables que lors de la première inscription dans l’école concernée.
Lors de la première admission à l’école, les parents ou la personne à qui est confié l’enfant doivent également présenter la déclaration relative à l’autorisation de communication de leur adresse personnelle aux associations de parents d’élèves.
En cas de changement d’école, un certificat de radiation émanant de l’école d’origine doit être présenté. En outre le livret scolaire est remis aux parents sauf si ceux-ci préfèrent laisser le soin à la directrice ou au directeur d’école de transmettre directement ce document à son collègue.
La directrice et le directeur des écoles de Vouzeron et St-Laurent sont responsables de la tenue des registres des élèves inscrits. Ils veillent à l’exactitude et à l’actualisation des renseignements qui figurent sur ce document.

Titre 2 – FRéQUENTATION ET OBLIGATION SCOLAIRES

2.1. Classe maternelle

L’inscription en classe maternelle implique l’engagement, pour la famille, d’une bonne fréquentation souhaitable pour le développement de la personnalité de l’enfant et le préparant ainsi à recevoir la formation donnée par l’école élémentaire. A défaut d’une fréquentation régulière, l’enfant pourra être rayé de la liste des inscrits et rendu à sa famille par la directrice de l’école qui aura, préalablement à sa décision, réuni l’équipe éducative du regroupement pédagogique.

2.2. école élémentaire

2.2.1.

La fréquentation régulière de l’école élémentaire est obligatoire, conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur

2.2.2. Absences

Les absences sont consignées, chaque demi-journée, dans un registre spécial tenu par le maître.
Toute absence est immédiatement signalée aux parents de l’élève, ou à la personne à qui il est confié, qui doivent dans les quarante-huit heures en faire connaître les motifs avec production, le cas échéant, d’un certificat médical.
A la fin de chaque mois, la directrice et le directeur signalent à l’Inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, les élèves dont l’assiduité est irrégulière, c’est-à-dire ayant manqué la classe sans motif légitime ni excuses valables au moins quatre demi-journées dans le mois.
Toutefois, des autorisations d’absence peuvent être accordées par le directeur et la directrice, à la demande écrite des familles, pour répondre à des obligations de caractère exceptionnel.

2.3. Dispositions communes : horaires et aménagement du temps scolaire

2.3.1. Les heures d’entrée et de sortie des écoles sont fixées comme suit :

école de Vouzeron : 9h – 12h 13h15 -16h15
école de St-Laurent : 9h – 12h 13h25 – 16h25

La durée hebdomadaire de la scolarité à l’école maternelle et à l’école élémentaire est fixée par l’article premier de l’arrêté du 1er août 1990 à 26 heures.

2.3.2. Pouvoirs des maires

En application de l’article 27 de la loi n° 83.663 du 22 juillet 1983 et dans les conditions fixées par la circulaire du 13 novembre 1985, les maires de St.-Laurent et de Vouzeron peuvent modifier les heures d’entrée et de sortie fixées par l’Inspecteur d’Académie pour prendre en compte des circonstances locales.
Cette décision ne peut avoir pour effet de modifier la durée de la semaine scolaire ni l’équilibre des rythmes scolaires des élèves.

Titre 3 – VIE SCOLAIRE

3.1. Dispositions générales

La vie des élèves et l’action des enseignants sont organisées de manière à permettre d’atteindre les objectifs fixés à l’article premier du décret n° 90 788 du 6 septembre 1990.
Les enseignants et toute personne intervenant dans le R.P.I., s’interdisent tout comportement, geste ou parole qui traduirait indifférence ou mépris à l’égard de l’élève ou de sa famille, ou qui serait susceptible de blesser la sensibilité des enfants.
De même les élèves, comme leurs familles, doivent s’interdire tout comportement, geste ou parole qui porterait atteinte à la fonction ou à la personne des maîtres du regroupement comme de toute personne intervenant dans le R.P.I. et au respect dû à leurs camarades ou aux familles de ceux-ci.
La laïcité, principe constitutionnel de la République, est un des fondements de L’ÉCOLE publique. Sa mission est d’accepter tous les élèves quelles que soient leurs origines, leurs convictions religieuses ou philosophiques. Il lui appartient d’éduquer chaque enfant à ce principe.
Le port par les élèves de signes discrets, manifestant leur attachement personnel à des convictions notamment religieuses, est admis dans l’établissement. Mais les signes ostentatoires, qui constituent en eux-mêmes des éléments de prosélytisme ou de discrimination, sont interdits. Sont interdits aussi les attitudes provocatrices, les manquements aux obligations d’assiduité et de sécurité, les comportements susceptibles de constituer des pressions sur d’autres élèves, de perturber le déroulement des activités d’enseignement ou de troubler l’ordre dans l’établissement.

3.2. Récompenses et sanctions

3.2.1. classe maternelle
L’école joue un rôle primordial dans la socialisation de l’enfant : tout est mis en oeuvre pour que son épanouissement y soit favorisé. C’est pourquoi aucune sanction ne peut être infligée. Un enfant momentanément difficile pourra, cependant, être isolé pendant le temps, très court, nécessaire à lui faire retrouver un comportement compatible avec la vie du groupe. Il ne pourra à aucun moment être laissé sans surveillance.
Toutefois, quand le comportement d’un enfant perturbe gravement et de façon durable le fonctionnement de la classe et traduit une évidente inadaptation au milieu scolaire, la situation de cet enfant doit être soumise à l’examen de l’équipe éducative du regroupement pédagogique, à laquelle participeront le médecin chargé du contrôle médical scolaire et/ou d’un membre du réseau d’aides spécialisées.
Une décision de retrait provisoire de l’école peut être prise par la directrice, après un entretien avec les parents et en accord avec l’Inspecteur de l’éducation nationale. Dans ce cas, des contacts fréquents doivent être maintenus entre les parents et l’équipe pédagogique de façon à permettre dans les meilleurs délais sa réinsertion dans le milieu scolaire.

3.2.2. école élémentaire
Le maître ou l’équipe pédagogique du R.P.I. doit obtenir de chaque élève un travail à la mesure de ses capacités. En cas de difficultés, après s’être interrogé sur ses causes, le maître ou l’équipe pédagogique du R.P.I. décidera des mesures appropriées, notamment le signalement au Réseau d’aides spécialisées-

Tout châtiment corporel est strictement interdit.

Un élève ne peut être privé de la totalité de la récréation à titre de punition.

Les manquements au règlement intérieur de l’école, et, en particulier, toute atteinte à l’intégrité physique ou morale des autres élèves ou des maîtres peuvent donner lieu à des réprimandes qui sont, le cas échéant, portées à la connaissance des familles.
Il est permis d’isoler de ses camarades, momentanément et sous surveillance, un enfant difficile ou dont le comportement peut être dangereux pour lui-même ou pour les autres ;
Dans le cas de difficultés particulièrement graves affectant le comportement de l’élève dans son milieu scolaire, sa situation doit être soumise à l’examen de l’équipe éducative, prévue à l’article 21 du décret n° 90788 du 6 septembre 1990. Le médecin chargé du contrôle médical scolaire et/ou un membre du réseau d’aides spécialisées devront obligatoirement participer à cette réunion.
S’il apparaît, après une période probatoire d’un mois, qu’aucune amélioration n’a pu être apportée au comportement de l’enfant, une décision de changement d’école pourra être prise par l’Inspecteur de l’éducation Nationale, sur proposition du directeur et après avis du conseil d’école. La famille doit être consultée sur le choix de la nouvelle école. Elle peut faire appel de la décision de transfert devant l’Inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale.

Titre 4 – USAGE DES LOCAUX – HYGIèNE ET SÉCURITÉ

4.1. Utilisation des locaux – responsabilité

L’ensemble des locaux scolaires de l’école de Vouzeron et de l’école de St-Laurent sont confiés respectivement à la directrice et au directeur, responsables de la sécurité des personnes et des biens, sauf lorsqu’il est fait application des dispositions de l’article 25 de la loi n° 83.663 du 22 juillet 1983 qui permet aux maires d’utiliser, sous leur responsabilité, après avis du conseil d’école, les locaux scolaires pendant les heures ou périodes au cours desquelles ils ne sont pas utilisés pour les besoins de la formation initiale et continue.
La maintenance de l’équipement des locaux scolaires, du matériel d’enseignement et des archives scolaires est placée sous la responsabilité de la directrice de l’école de Vouzeron et du directeur de l’école de St-Laurent.
Dans chacune des deux écoles, à la date de son installation, le directeur dresse, en présence du maire ou de son délégué, l’état des lieux et procède à l’inventaire dont les résultats sont consignés au registre d’inventaire de l’école et signés des deux parties.
A son départ du poste, il établit, dans les mêmes conditions, un état des lieux et un nouvel inventaire.

4.2. Hygiène

Dans les deux écoles, le nettoyage des locaux est quotidien et l’aération suffisante pour les maintenir en état de salubrité. Les enfants sont, en outre, encouragés par leur maître à la pratique quotidienne de l’ordre et de l’hygiène. .
Dans la classe maternelle, la personne spécialisée de statut communal est notamment chargée de l’assistance au personnel enseignant pour les soins corporels à donner aux enfants.

4.3. Sécurité

Des exercices de sécurité ont lieu suivant la législation en vigueur.
Les comptes-rendus des visites de la commission de sécurité sont communiqués au conseil d’école : la directrice et le directeur peuvent, de leur propre chef ou sur proposition du conseil d’école, saisir la commission locale de sécurité.

4.4. Dispositions particulières

La présence et l’utilisation des découpeurs à lames (cutters) sont interdites à l’école.
Seules peuvent être organisées par l’école les collectes organisées au niveau national par le Ministre chargé de l’éducation. Les souscriptions ou tombolas peuvent être autorisées par l’Inspecteur de l’éducation nationale sur proposition de la directrice ou du directeur et après avis du conseil d’école.
La pratique des cultes est interdite à l’intérieur des locaux scolaires.

Titre 5 – SURVEILLANCE

5.1. dispositions générales

La surveillance des élèves, durant les heures d’activité scolaire, doit être continue et leur sécurité doit être constamment assurée, en tenant compte de l’état et de la distribution des locaux et du matériel scolaire et de la nature des activités proposées.

5.2. Modalités particulières de surveillance

L’accueil des élèves est assuré dix minutes avant l’entrée en classe.
Le service de surveillance, à l’accueil et à la sortie des classes, ainsi que pendant les récréations, est réparti entre les maîtres en conseil des maîtres.

5.3. Accueil et remise des élèves aux familles

5.3.1. dispositions communes à la classe maternelle et à l’école élémentaire
Les enfants sont remis à leur famille, à l’issue des classes du matin et de l’après-midi, ou au service de garde, de cantine ou de transport. Les enfants ne pourront être repris par une personne qui n’a pas été nommément désignée par les parents, par écrit et présentée par eux à la directrice ou le directeur.

5.3.2. dispositions particulières à la classe maternelle
L’exclusion temporaire d’un enfant, pour une période ne dépassant pas une semaine, peut être prononcée par la directrice, après avis du conseil d’école, en cas de négligence répétée ou de mauvaise volonté évidente des parents pour reprendre leur enfant à la sortie de chaque classe, aux heures fixées par le règlement intérieur

5.4. Participation de personnes étrangères à l’enseignement

5.4.1. rôle du maître
Certaines formes d’organisation pédagogique nécessitent la répartition des élèves en plusieurs groupes rendant impossible une surveillance unique. Dans ces conditions, le maître, tout en prenant en charge l’un des groupes et en assurant la coordination de l’ensemble du dispositif se trouve déchargé de la surveillance des groupes confiés à des intervenants extérieurs (animateurs, moniteurs d’activités physiques et sportives, parents d’élèves, etc.), sous réserve que :
– le maître, par sa présence et son action, assume de façon permanente la responsabilité pédagogique de l’organisation et de la mise en oeuvre des activités scolaires,
– le maître sache constamment où sont tous ses élèves,
– les intervenants extérieurs aient été régulièrement autorisés ou agréés conformément aux dispositions des paragraphes 5.4.2. et 5.4 4. ci-dessous,
– les intervenants extérieurs soient placés sous l’autorité du maître.

5.4.2. parents d’élèves
En cas de nécessité et pour l’encadrement des élèves au cours d’ activités scolaires se déroulant à l’extérieur de l’école pendant le temps scolaire, la directrice ou le directeur peut accepter ou solliciter la participation de parents volontaires agissant à titre bénévole.
La directrice ou le directeur peut également, sur proposition du conseil des maîtres du regroupement pédagogique, autoriser des parents d’élèves à apporter au maître une participation à l’action éducative. Il sera précisé à chaque fois le nom du parent, l’objet, la date, la durée et le lieu de l’intervention sollicitée.

5.4.3. personnel communal
Le personnel spécialisé de statut communal accompagne au cours des activités extérieures les élèves de la classe maternelle le ou un groupe de ces élèves désigné par la directrice.

5.4.4. autres participants
L’intervention de personnes apportant une contribution à l’éducation dans le cadre des activités obligatoires d’enseignement est soumise à l’autorisation de la directrice ou du directeur d’école, après avis du conseil des maîtres. Cette autorisation ne peut excéder la durée de l’année scolaire.
L’Inspecteur de l’éducation nationale doit être informé en temps utile de ces décisions. Pour que des personnes appartenant à une association puissent être autorisées par la directrice ou le directeur à intervenir régulièrement pendant le temps scolaire, cette association doit avoir été préalablement habilitée par le recteur conformément aux .dispositions du décret n° 90.260 du 13 juillet 1990.
Il est rappelé, par ailleurs, que l’agrément d’intervenants extérieurs n’appartenant pas à une association habilitée demeure de la compétence de l’inspecteur d’Académie, après avis de l’Inspecteur de l’éducation nationale, dans les domaines visés par la note de service n° 87.273 du 23 novembre 1987 : activités physiques et sportives (natation, activités physiques de pleine nature, E.P.S.), l’éducation musicale et l’enseignement du code de la route.

Titre 6 – CONCERTATION ENTRE LES FAMILLES ET LES ENSEIGNANTS

Le conseil d’école exerce les fonctions prévues par le décret n° 90.788 du 6 septembre 1990.
Le conseil des maîtres du regroupement pédagogique peut prévoir les modalités d’informations des familles ou l’organisation de visites des établissements de Vouzeron et St-Laurent.
Au cours du premier trimestre de l’année scolaire, chaque enseignant réunit les parents de sa classe. La directrice et le directeur peuvent réunir les parents de leur école respective ou d’une seule classe de leur école respective, à chaque rentrée et chaque fois qu’ils le jugent utile.

Titre 7 – DISPOSITIONS FINALES

Le règlement intérieur du regroupement pédagogique Saint-Laurent /Vouzeron est établi par le conseil d’école, compte tenu des dispositions du règlement départemental. Il est approuvé ou modifié chaque année lors de la première réunion du conseil d’école. Un exemplaire pourra être consulté par les parents qui le souhaitent.

Histoire des écoles (période de 1970 à nos jours…)

La situation va s’arranger et la stabilité va s’installer dès la rentrée 1971 avec l’arrivée d’un instituteur tout frais émoulu de l’École Normale de Bourges : Robert LEGOUX. Mais le mal est fait et la faiblesse des effectifs font craindre la disparition de la classe unique à Saint Laurent. De nouveaux habitants, attirés par le calme et la fraîcheur de la commune, vont heureusement permettre le repeuplement de l’école (il ne faut pas oublier que l’année 1975, avec 13 élèves, a vu la population Laurentaise la plus basse de son histoire avec 210 habitants seulement). L’arrivée en 1977 d’une nouvelle municipalité conduite par un tout jeune Maire, Jean-Louis Rivier, et son Conseil Municipal, vont proposer une politique favorisant l’urbanisme et contribuer ainsi à faire infléchir la courbe descendante de la démographie. Une zone pavillonnaire verra le jour à la Ruesse et quelques permis de construire pourront être obtenus ça et là parce que la Municipalité n’est pas encore dotée d’un document d’urbanisme. La population va ainsi passer à 253 habitants en 1982, puis 354 en 1990.

Image35Les nouveaux habitants vont faire gonfler les effectifs à 28 élèves en 1983 avec de nombreux bambins de 4 ans. Il y avait tout lieu de se féliciter car l’école était sauvée mais il était difficile pour Robert LEGOUX de diriger une classe à 6 niveaux avec autant d’élèves. La Municipalité lui avait octroyé, à la fin du premier trimestre de 1982, un poste d’ assistante maternelle en la personne de Martine, son épouse. Malgré tout, les difficultés liées à l’abondance des effectifs et des niveaux demeuraient.

VERS LE REGROUPEMENT PÉDAGOGIQUE SCOLAIRE
A VOUZERON, les infrastructures scolaires étaient plus importantes : outre les deux classes (l’une dirigée par Gilles VINCENT avec les cours CE2-CM1 et CM2 ; l’autre, dirigée par Katia JEANNIN qui enseignait aux maternelles moyenne et grande sections ainsi qu’aux CP et CE1), existaient un ramassage scolaire et une cantine. De même qu’à SAINT LAURENT, la plénitude des effectifs atteignait un seuil critique et de nombreux enfants étaient placés sur une liste d’attente en attendant leur scolarisation.

Image36Devant cette situation, les instituteurs des deux communes se rencontrèrent à plusieurs reprises et, après avoir réalisé une projection des futurs effectifs scolaires sur plusieurs années, tombèrent d’accord sur la nécessité de créer un Regroupement Pédagogique scolaire, garant d’une qualité et d’une amélioration certaines de l’enseignement.
Ils firent alors part de leurs inquiétudes et de leur projet aux parents d’élèves ainsi qu’aux deux municipalités.

Image37CREATION DE L’A.P.E.S.L.V.
Auparavant existait à SAINT LARENT, l’ASSOCIATION CULTURELLE DE PARENTS D’ELEVES, tandis qu’à VOUZERON, seule, la Coopérative scolaire animait quelques activités et réunions de parents.
Au cour de l’année 1983, les enseignants ont convaincu les parents d’élèves des deux communes de la nécessité de réunir les 2 écoles afin d’en obtenir tous les avantages pédagogiques. Très rapidement, ces derniers se rallièrent à ces objectifs et créèrent l’ASSOCIATION DE PARENTS D’ELEVES ST LAURENT-VOUZERON (A.P.E.S.L.V.) à la rentrée scolaire 1983/1984.
Bien que l’Instance officielle n’était pas encore formée, la toute nouvelle association proposa des animations communes : rifles et classe verte à la Couturanderie.

CREATION DU SIVOS
Dans le même temps, des contacts étaient pris avec les Maires de St Laurent (Thérèse ALLOITEAU) et de Vouzeron (Jean-Marie JOUANNET) pour parvenir, le 6 janvier 1984 à la création du Syndicat Intercommunal à Vocation Scolaire : le SIVOS. L’entente intercommunale sur le plan scolaire était conclue et allait devenir effective à la rentrée des classes de SEPTEMBRE 1984 et l’enseignement allait se répartir sur 3 classes à 3 niveaux d’enseignement, comme suit :
Vouzeron : classe de Katia JEANNIN (maternelle petite, moyenne et grandes sections)
Classe de Gilles VINCENT (CP – CE1)
St Laurent : classe de Robert LEGOUX (CE2 – CM1 et CM2)
Les avantages pour les enfants ainsi que pour les parents étaient considérables :
– Transport scolaire à domicile gratuit
– Restauration à la cantine municipale de Vouzeron pour un prix modique
– Apprentissage de l’eau et de la natation à la piscine du CAME de Neuvy

Image38– Accès à la maternelle pour tous, dès l’âge de 3 ans par la création d’une classe dotée de tous les aménagements pédagogiques et nécessaires à l’école de Vouzeron
– Et surtout le bénéfice d’une meilleure qualité de l’enseignement due en particulier à la diminution des niveaux par classe
Par la suite, les réalisations municipales suivantes allaient encore améliorer le confort de l’enseignement :
Septembre 1985 : construction d’une salle d’activités à St Laurent (bibliothèque, salle d’études et sanitaires)
Septembre 1987 : agrandissement de la salle de restauration à Vouzeron

Image39Septembre 1988 : ouverture d’une 4ème classe à St Laurent avec, en outre des sanitaires (Coût des travaux : 230 000 F subventionnés à 50% par le Conseil Général). Cette création, due à une forte augmentation des effectifs (plus de 90 élèves), allait permettre ainsi un enseignement à 2 niveaux pour chaque classe.
Vouzeron : maternelle petite et moyenne section (Mme Katia JEANNIN)
Maternelle grande section + CP (Mr Gilles VINCENT)
St Laurent : CE1 + CE2 (Mme Catherine BENETREAU-DUPIN en qualité de Directrice)
CM1 + CM2 (Mr Robert LEGOUX)
Septembre 1992 : création de sanitaires à la cantine de Vouzeron. Suite au départ de Mr Gilles VINCENT, Mme Katia JEANNIN a pris en charge l’éducation des CP et Mme Marielle MITRIOT, celle des maternelles, tandis qu’à St Laurent, Mme Dominique DUNEAU a remplacé Mme DUPIN (cours CE)
Septembre 1993 : agrandissement et modernisation de la cuisine de la cantine à Vouzeron et aménagement d’une salle de restauration dans la salle communale de St Laurent.
A Vouzeron, Mme Marielle MITRIOT a été remplacée par Mme Murielle GAUTIER à la direction des classes maternelles tandis que Mme Chantal DUMAS prenait la place de Mme DUNEAU à la tête des cours élémentaires à Saint Laurent.

Image40ACTIVITÉS EXTRA SCOLAIRES
Le 5 janvier 1987, les élèves de la classe de Robert LEGOUX sont partis en classe de neige à Pont– du-Fossé (05). Ce séjour à été financé à 1/3 par les communes, 1/3 par l’APESLV et 1/3 par le Conseil Général et les Parents. Deux séjours de ce type ont eu lieu avant d’être remplacés par des classes découvertes se déroulant sur le même site et à la fin du mois de mai.
Mme Chantal DUMAS, quant à elle organisait des séjours classes vertes à Veaugues (18) qui proposait, entre autre, des travaux sur la nature, l’eau, les animaux, un atelier de poterie, découverte des bords de Loire, des chauve-souris, des initiations au VTT ainsi qu’à la spéléologie.

BAISSE DES EFFECTIFS
La seconde moitié de la décennie 90 a fait apparaître un déclin de la population scolaire du principalement au vieillissement de la population ainsi qu’à la scolarisation de plus de 20 élèves dans d’autres établissements scolaires. Cet exode était du à la difficulté des parents travailleurs à trouver localement des assistantes maternelles ou nourrices agréées.

LA GARDERIE PERISCOLAIRE
22 avril 1996 : afin d’empêcher la fermeture probable d’une classe (l’effectif du SIVOS atteignait 70 élèves), il a été décidé de la création, dans la classe maternelle, d’une garderie périscolaire à Vouzeron Une animatrice : Mme Dominique GODARD a été embauchée pour la circonstance.
Dans le même temps, la Municipalité de Vouzeron, qui avait favorisé l’érection de pavillons locatifs dans son lotissement du Champ Luseau, a permis également d’enrayer le phénomène.
En 2002, l’augmentation constante des effectifs (jusqu’à 19 enfants) de cette structure contraignent le SIVOS à engager une animatrice stagiaire (Melle Aurélie DEZELU).
2004 devrait voir la garderie déménager dans l’ancienne salle paroissiale réhabilitée par la commune de Vouzeron. Le fonctionnement en sera assuré par le SIVOS. Ainsi une structure indépendante du milieu scolaire habituel verra le jour pour le plus grand bien de tous.

La rentrée scolaire 2003-2004 a vu l’arrivée de 2 nouvelles enseignantes :
– Melle Marion TAIANA à la direction de la classe des CP à Vouzeron, en remplacement de Mme JEANNIN qui a fait valoir ses droits à la retraite.
– Mme Isabelle LE BUHAN pour les cours élémentaires, à St Laurent, en remplacement de Mme BITAUD-DUMAS qui a obtenu sa mutation à l’école de Mehun-sur-Yèvre.

L’ASSOCIATION DE PARENTS D’ÉLÈVES ST LAURENT-VOUZERON (APESLV)
Évoquée précédemment, la venue de cette association dynamique a su, dès le départ, faire le lien entre l’école et les élus. Elle a proposé de nombreuses activités récréatives, notamment des kermesses de fin d’année, les arbres de Noêl, des rifles, des cafés-théâtre en 1988 et 1989. Ces activités lui permettent de cofinancer les séjours et les sorties extra-scolaires.

Image42© 2004 Denys GODARD

Histoire des écoles (période de 1940 à 1970)

En 1942, les 2 classes fonctionnent à nouveau : Mme THOUIN dirige l’école de filles (du bas) et Melle RAQUIN, celle des garçons (du haut). Ces 2 classes étaient mixtes.
En novembre 1943, Melle RAQUIN, indique que les manœuvres allemandes empêchent les enfants de se rendre à l’école.
En 1944, Melle Simone NERRAND remplace Melle RAQUIN et dirige l’école de garçons (CP, CE1 et CE2) tandis que Mme THOUIN instruit les CM1, CM2 et FE. En 1945, Mr Robert HABAULT (prisonnier de guerre), remplace Mme THOUIN, pour une année car la classe va fermer. Mme NERRAND va diriger désormais l’école de filles, et l’école des garçons deviendra une salle des fêtes.

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Durant les décennies 50/60, la classe unique de l’école de Saint Laurent verra les enseignant(e)s suivantes se succéder :
• Melle GAUDY
• Melle COUTANT
• Melle BESSE
• Mr André LÉGER
• Melle Anne-Marie FOULON (septembre 63/juillet 66)
• Mr Étienne DELATTRE (septembre 66/juillet 69)
• Mr Jacques RIFFAULT (année 69/70)
• Melle Mireille MÉRIGNAT (année 70/71)
Pour les parents, cette situation nuit à un suivi optimum de l’enseignement et beaucoup d’enfants seront scolarisés à Vouzeron ou à Vignoux-sur-Barangeon.

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La valse des enseignants va se succéder durant les décennies 50-60 et certaines années scolaires en verront parfois plusieurs. Pour les parents, cette situation nuit à un suivi optimum de l’enseignement et beaucoup d’enfants seront scolarisés à Vouzeron ou à Vignoux-sur-Barangeon.

Histoire des écoles (période de 1900 à 1940)

Les manufactures et forges créées à Foëcy, Mehun-sur-Yèvre ou Vierzon vont attirer la main d’œuvre des campagnes et provoquer la désertion du milieu rural. La baisse des effectifs scolaires en est la preuve :

Image10Une Loi de 1901 prévoit l’interdiction des Congrégations enseignantes. Le Conseil municipal du moment, afin d’éviter la fermeture de l’école religieuse (car dans l’impossibilité financière d’avoir pu faire construire une école de filles) va, d’une part instruire un projet d’édification de cette nouvelle école et, en attendant, faire autoriser la nomination d’une institutrice (non religieuse mais tout de même choisie par la Congrégation des sœurs de la Pommeraye) afin d’enseigner aux jeunes filles. Bien entendu, cette autorisation fut assortie, de la part de cet établissement, à la gratuité des cours.

En 1903, Henri ALIGON succède à Denis POUPAT. Ce dernier, laïc convaincu, ne va pas attendre la construction d’une école publique de filles et va instituer cette année– là l’école mixte à Saint Laurent. Mais seules, deux jeunes filles vont la fréquenter : les siennes.

Image11La Loi de 1905 va abolir le Concordat de 1801 et promulgue la séparation de l’Église et de l’État.
Les travaux de construction de la nouvelle école vont bon train et la nouvelle classe accueille les filles à l’automne 1907. C’est à Melle CLAVIER (épouse LEBRET) que reviendra la tâche d’enseigner cette année là.
Melle Berthe PILET va lui succéder de 1913 à 1921, puis Melle Aurélia TURPIN (épouse RONDET), de 1921 à 1929. On notera que, Aurélia TURPIN (qui figure en tant qu’élève sur le cliché ci-dessous), est originaire d’une grande famille de Saint Laurent. C’était en effet la sœur, entre autres, de Fernand et Pierre TURPIN, disparus il n’y a pas si longtemps. L’école des filles sera ensuite dirigée par Melle Solange HERVÉ (de 1929 à 1931) puis par Melle Suzanne JUDEAU (de 1931 à 1934), tandis que l’école des garçons voyait le départ d’Henri ALIGON en 1928 pour une retraite Mehunoise, remplacé, de 1928 à 1934 par Mr THEURIER.

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En 1920, le Conseil municipal ouvre une bibliothèque scolaire qui sera également mise à disposition du public.

Image16Quant à l’école privée, et malgré la nomination de deux enseignantes autres que religieuses, cette dernière, qui, entre autres accueillait des orphelines de la région parisienne, fermera à tout jamais ses portes peu après 1919. On pourra noter que la résidence de la Mère supérieure qui dirigeait cet établissement était située à gauche de l’accès à la place de la Mairie et est la propriété actuelle de la famille BOURGEY. Par souci du détail, ci-contre le tableau des enseignantes qui se sont succédées dans cette école.

En 1910, le Conseil municipal décide de la construction d’un préau, d’un vestiaire, ainsi que d’un garde du corps autour de la place de la Mairie qui servait également de cours de récréation. Ces travaux vont s’achever en 1912. Le préau sera contigu à l’angle nord de la salle de classe et le long du chemin communal de Brissons. Un vestiaire fermé fera également partie intégrante du préau.

Image17Les archives municipales nous apprennent que cette nouvelle construction avait été prévue sur la place de la Mairie. Mais, devant des menaces de procès (notamment sur le non-respect du quorum au moment du vote de la demande de subventions et d’emprunts) formulées par Paul CALON (ancien Maire) et LOISEAU (propriétaire de la maison d’à côté (voir schémas ci-dessous), la municipalité de Lucien LACHAZE a du se résoudre à en modifier l’emplacement en le reportant de manière définitive sur une partie du jardin de l’instituteur et du chemin communal de Brissons.
Cette polémique semble avoir été suscitée par Mr LOISEAU (propriétaire de la maison située de l’autre côté du chemin communal et appartenant aujourd’hui à la famille BERNON) qui voyait par l’édification de cette construction, un obstacle visuel avec le bas du village.

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Dans sa séance extraordinaire du 14 décembre 1924, le Conseil Municipal, sous la Présidence de son Maire, Mr Louis SURUN, prend connaissance d’un courrier préfectoral relatif à la suppression de l’une des 2 classes et de transformer l’autre en classe mixte, l’effectif total étant de moins de 30 élèves. « Conseil, après en avoir délibéré, constate que, le 13 décembre, il y avait à l’école de garçons, 20 présents et, à l’école des filles, 14 présentes et que 2 filles d’âge scolaire ne sont pas encore rentrées, de sorte que l’effectif total dépasse le minimum fixé par la circulaire ministérielle. Toutefois, si dans la suite, cet effectif venant à baisser, il y a lieu de supprimer l’une des 2 écoles, le Conseil est d’avis que l’école mixte soit dirigée par un instituteur vu qu’il y a plus de garçons d’abord et ensuite qu’un instituteur peut rendre plus de services à la commune qu’une institutrice ».

Image19Dans se session du 30 décembre 1928, « Maire, Aristide RONDET donne connaissance au Conseil de la décision de Mr l’Inspecteur d’Académie de ne pas pourvoir le poste d’instituteur et de laisser à l’institutrice de l’école des filles la charge des élèves des deux sexes. Considérant que les locaux scolaires actuels ne se prêtent pas du tout à la coéducation des 2 sexes ; que l’exiguïté de la cour d’école de séparer garçons et filles pendant les récréations et qu’ils seront obligés d’utiliser les water-closets communs, condition tout à fait contraire à la morale et au bon sens, le Conseil décide de donner un avis défavorable à cette décision ».
L’école mixte sera instaurée en 1934 avec Melle BORDIER en qualité d’enseignante avec un effectif de 18 garçons et 19 filles. L’année 1935/36 verra Melle Nelly ROCHE enseigner à St Laurent. Avant l’arrivée de Mme MATTHIEU.

Image20La loi du 9 février 1936 prolonge l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans.
Face à une classe surchargée, le Conseil municipal demande le rétablissement d’un poste supplémentaire d’instituteur, par des délibérations prises en 1937, puis 1942,
1938 sera l’année de l’arrivée de l’électricité à l’école.

Histoire des écoles (période de 1834 à 1900)

histoirecolUN PEU D’HISTOIRE :
Si Charlemagne était polyglotte, il était néanmoins analphabète. Il a tout de même posé les principes de l’éducation scolaire. Cette dernière était enseignée par des prêtres et l’instruction était à la fois politique, intellectuelle et religieuse.

Il faudra attendre la révolution française et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, en juin 1793 (L’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens) pour voir enfin l’idée de favoriser l’enseignement. Ainsi, l’organisation de l’Instruction publique remonte au décret du 30 vendémiaire an II (21 octobre 1793), date à laquelle la Convention institue des écoles primaires dans toutes les Communes. Les objectifs sont alors ambitieux : « enfants reçoivent dans ces écoles la première éducation physique, morale et intellectuelle, la plus propre à développer en eux les mœurs républicaines, l’amour de la patrie et le goût du travail. Ils apprennent à parler, lire et écrire la langue française. On leur fait connaître les traits de la vertu qui honorent le plus les hommes libres, et particulièrement les traits de la révolution française les plus propres à élever l’âme et à les rendre dignes de la liberté et de l’égalité. Ils acquièrent quelques notions géographiques de la France. La connaissances des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen est mise à leur portée par des exemples et par leurs propres expériences. On leur donne les premières notions des objets naturels qui les environnent et de l’action naturelle des éléments. Ils s’exercent à l’usage des nombres, du compas, du niveau, des poids et mesures, du levier, de la poulie et de la mesure du temps. On les rends souvent témoins des travaux champêtres et des ateliers. Ils y prennent part autant que leur âge le leur permet ». Mais les gouvernements successifs n’auront ni le temps, ni les moyens de mettre en œuvre ce projet.

La loi du 11 floréal an X (1er mai 1802) et le décret du 17 mars 1808 créent l’Université nouvelle (d’État). La France est divisée en Académies. En fait, le primaire reste aux mains de l’Église, le Secondaire et le Supérieur passant sous le contrôle de l’État.
Sous la Restauration, Louis XVIII crée le Ministère de l’Instruction publique et des affaires ecclésiastiques (1824) qui deviendra plus tard le Ministère de l’Instruction publique. Préparée par le vaste mouvement des Sociétés pour l’Enseignement élémentaire (à partir de 1816) proposé par Victor COUSIN, une Loi dite Loi GUIZOT organisera le 28 juin 1833 l’Enseignement primaire dans chaque commune. Cette fameuse loi donne donc aux communes les moyens de satisfaire leurs obligations (loi du 29 février 1816) de pourvoir à l’Instruction primaire, aux chefs-lieux d’arrondissement une école primaire supérieure et aux chefs-lieux de départements, une école normale d’instituteurs. Cette loi ne prévoit pas l’obligation de la fréquentation scolaire, comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse. L’école est donc toujours payante.

LES DÉBUTS DU PRIMAIRE
Le Préfet du Cher demande à la Municipalité de Vignoux-sur-Barangeon de chercher un local afin de loger un instituteur.
Le Comte Henri d’ASSAY, résidant au Château du Blosset entreprend de faire former son régisseur Pierre BOULIN, à l’école normale de Bourges. Au terme de 6 semaines, ce dernier obtient son Brevet d’enseignement, le 1er avril 1834.

Image2Dès cette date, la municipalité de Saint Laurent est sollicitée pour participer à l’imposition extraordinaire nécessitée par la nomination de Pierre BOULIN, en qualité d’instituteur, sur la commune de Vignoux-sur-Barangeon.
Cette année-là, 9 enfants sont pris en charge financièrement (41 francs) par St Laurent pour leur scolarisation.
Mais, considérant que les enfants de Saint Laurent sont trop éloignés du lieu d’enseignement, le Conseil Municipal, dans sa session de mai 1839, demande à celui de Vignoux d’établir l’école à mi-distance des deux agglomérations, soit au Village des Moreaux, par exemple. Ce sera chose faite quelques années plus tard.
« L’unique salle de classe se situe dans un vieux bâtiment au toit couvert de chaume, aux murs de torchis, au sol de terre battue et n’est éclairée que par une petite fenêtre d’environ 40 centimètres carrés ».

La loi CARNOT de 1848 (Seconde République) instaure la fin du monopole universitaire de l’État et la liberté est donnée à l’Église de se substituer au pouvoir de l’Etat afin de « à l’éducation la puissance de la religion ».

Image3La loi FALLOUX du 15 mars 1850 affirme la liberté de l’enseignement : l’Église a encore un droit de regard et oblige les communes de plus de 800 habitants à entretenir une école primaire de filles. Mais ce n’est pas le cas à St Laurent.
Localement, l’application de cette loi a incité, en 1854, le Recteur de l’Académie du Cher à s’adresser au Délégués Cantonaux en leur demandant « ’aidés des Maires et des Curés, ils fassent un examen détaillé de toutes les écoles publiques de leur circonscription… La famille de l’instituteur doit servir de modèle…. La propreté et l’ordre doivent régner dans la maison de l’instituteur et dans sa classe… qui doit mener avec exactitude les enfants aux offices…. La religion est la base même de la Société, de la morale…. »
Les registres de délibérations nous apprennent que la Municipalité a financé la scolarisation de 3 élèves en 1858/59, 4 élèves en 1859/60, 4 élèves en 1860/61 et 4 élèves en 1861/62.

Image4UNE ÉCOLE À ST LAURENT
Ce n’est qu’en 1864, qu’une Mairie-école sera construite sur le communal de la Grande Croix. Elle se compose d’1 chambre à feu, 1 cuisine, 1 classe de 26 m2 prévue pour 30 élèves, 1 salle à manger, 2 cabinets, 1 jardin et une pièce pour la mairie (emplacement actuel). L’inventaire effectué lors de la prise de possession des locaux fait remarquer qu’il manque : 1 Christ, 1 image
de la Sainte Vierge et un buste de l’Empereur (Napoléon III).

1864—VICTOR-LOUIS BOULIN : 1er INSTITUTEUR NOMMÉ À SAINT LAURENT
Le premier instituteur de Saint Laurent qui prend ses fonctions le 1er novembre 1864 se nomme Victor-Louis BOULIN. Il est né à Vignoux-sur-Barangeon le 24 janvier 1842 et tiendra son poste jusqu’au 31 août 1866.
Cette année-là, 20 élèves seulement vont fréquenter l’école.
Mais l’un des plus grands obstacles à la propagation de l’enseignement dans la région est l’obligation pour les parents de payer l’instruction des enfants. Beaucoup de familles ne pouvant pas payer cette rétribution personnelle, les communes prennent alors en charge certains élèves de milieu pauvre, dits élèves gratuits.
En 1865, 34 élèves fréquentent l’école (24 garçons, dont 4 gratuits et 11 filles, dont 4 gratuites).
En 1866, 35 élèves fréquentent l’école (22 garçons, dont 6 gratuits) et 13 filles (dont 2 gratuites). 107 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.

Image5Le 1er octobre 1866, Pierre BOUET remplace Mr BOULIN.
En 1867, 47 élèves fréquentent l’école (34 garçons, dont 15 gratuits) et 16 filles, dont 7 gratuites. 123 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école. Pierre BOUET quitte St Laurent, le 30 novembre 1868.

La loi DURUY de 1867 fait obligation pour les communes de 500 habitants et plus, d’ouvrir une école de filles. Saint Laurent en fait partie puisque les recensements de 1866 et de 1872 dénombrent respectivement 573 et 598 habitants. Mais, faute de moyens et déjà largement endettée par la construction de la Mairie-école, du presbytère et du cimetière, la Commune n’a, de toute évidence, pu faire face à cette dépense supplémentaire.

Image6Pierre BOUET est remplacé le 1er décembre 1868 par Pierre CORTAT.
En 1868, 46 élèves (28 garçons, dont 18 gratuits et 18 filles, dont 8 gratuites). 132 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.

Malgré de gros efforts financiers municipaux en faveur des plus démunis, l’absentéisme demeure toujours très important. La raison tient aux mœurs et aux habitudes individualistes des habitants et à des causes économiques : le monde rural du siècle passé ne saisit pas encore les bienfaits de l’instruction, celle-ci ne pouvant pas se monnayer immédiatement. Les parents de ces enfants étant complètement ignorants eux-mêmes et, par suite voués corps et âmes au culte des intérêts matériels. La plupart, cultivateurs ou journaliers, ne peuvent s’imaginer que l’instruction puisse procurer à leurs enfants, l’avantage de récolter plus de grains, ni diminuer leurs frais ou d’augmenter leurs salaires. Alors à quoi sert de lire et écrire puisque les champs n’en seront pas plus fertiles ou que les bœufs n’en seront pas mieux gardés pour autant. De plus, les enfants sont autant de bras nécessaires à la saison des récoltes et des travaux des champs.

Image7Jean ROGER (né le 10 février 1844 à Farges-en-Septaine) succédera à Pierre CORTAT, le 1er octobre 1869.
En 1869, 49 élèves (31 garçons, dont 24 gratuits et 18 filles, dont 10 gratuites). 120 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.
En 1870, 56 élèves (34 garçons, dont 24 gratuits et 22 filles, dont 14 gratuites). 127 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.
Cette année-là, 18 adultes pourront suivre des cours du soir grâce à un don de 50 Francs octroyé par Édouard PERROT (Maire de la Commune). Par ailleurs, le 1er janvier, Marie GAUTIER (épouse de l’instituteur) est nommée Directrice des travaux à l’aiguille.
En 1871, 53 élèves (dont 38 gratuits). 115 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école.
En 1872, le Conseil Municipal décide d’étendre la gratuité des cours à tous les enfants de la Commune. 81 élèves (dont 48 garçons et 33 filles) vont en profiter. 120 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas venus à l’école (47 garçons et 73 filles).

Devant les problèmes de sur-fréquentation de la classe (qui ne l’oublions pas, était prévue pour recevoir 30 élèves, il est décidé d’adjoindre une salle plus grande au bâtiment existant. Ce qui, par la même occasion, permettra d’agrandir le logement de l’instituteur, trop exigu.

Image8En 1872, les travaux de l’agrandissement de la maison d’école vont se poursuivre pour s’achever en 1873. Ils vont permettre une aile sur la droite du bâtiment existant (soit 56 m2 de surface utile, contre les 24 m2 de la salle antérieure).
En 1873, 83 élèves (47 garçons et 36 filles) fréquentent l’école mais 113 (54 garçons et 59 filles) restent chez eux.
En 1874, 86 élèves (44 garçons et 42 filles) fréquentent l’école mais 103 (48 garçons et 55 filles) restent chez eux.
En 1875, 94 élèves (48 garçons et 51 filles) fréquentent l’école mais 99 (48 garçons et 51 filles) restent chez eux.
En 1876, 89 élèves (47 garçons et 42 filles) fréquentent l’école mais 117 (50 garçons et 67 filles) restent chez eux.
L’obligation imposée à la Municipalité de construire une école de filles va conduire Paul Calon (Maire et Châtelain-fondateur du château de Mamets) à ériger, à ses frais, une structure privée car la Commune n’avait pas les ressources financières nécessaires pour la réaliser. Ainsi, une immense bâtisse va s’élever à côté de la Mairie-école et toujours sur le Communal de la Grande Croix. La Direction et l’enseignement seront confiés aux sœurs congréganistes « la Providence de la Pommeraye » (Maine et Loire). L’ouverture a lieu le 30 octobre 1876.
En 1877, la Commune fait élever un appentis derrière l’école afin de constituer un abri servant de préau pour les élèves ainsi que pour entreposer le bois de chauffage de l’instituteur.

La loi du 26 mars 1882 impose l’obligation scolaire et la laïcité devient le principe fondateur de l’enseignement. Désormais, « l’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de 6 ans révolus à 13 ans révolus ».

Jean ROGER cesse ses fonctions d’instituteur le 30 septembre 1882. Il est remplacé par Denis POUPAT, le 1er octobre de cette même année. (les archives nous apprennent qu’il est né à MONTLOUIS, le 28 avril 1842 et qu’il assurait de plus la fonction de Secrétaire de Mairie) et que 62 garçons ont fréquenté l’école.
1883 : 68 garçons
1884 : 61 garçons
1885 : 69 garçons
1886 : 68 garçons

La loi GOBLET de 1886, imposant l’enseignement laïc va obliger le Conseil Municipal, et malgré de nombreux courriers préfectoraux, à édifier une école de filles laïque, dans le Bourg, en contrebas de la Mairie. En réalité, la sécularisation de institutrices se fera lentement, selon la disponibilité de formation proposée par les écoles normales créées en 1879.

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